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HYDROCELE DU CORDON SPERMATIQUE

Cette maladie est assez rare. On peut la définir une accumulation de sérosité dans 1a gaine du cordon spermatique.

Cette maladie dépend des circonstances suivantes : Quand le testicule descend de l'ahdoraène, le cordon spermatique est étroitement enveloppe par le péritoine qui adhèr» à ses

vaisseaux. La portion de péritoine qui descend de la partie inférieure de l'abdomen au-devant du testicule n'est pas d'^ibord séparée de celle qui est en rapport intime avec le coi'don spermatique; mais un canal , qui peut admettre une sonde , se conserve entre les deux portions, de sorte que la tunique vaginale est

MALADIES DES ENVELOPPES DU TESTICULE

dans le principe ouverte du côté de l'abdomen tard. J'adoptai le traitement par incision , et

jusqu'au testicule.

Mais au bout d'un certain temps, l'adliOreace de la tunique vaginale s'effectue depuis l'anneau abdomiual jusqu'au testicule, et les deux portions ne paraissent plus en former qu'une.

Quelquefois cependant il arrive qne, dans certaines portions du cordon, l'adhéreuce n'est pas complète , et qu'il se trouve un espace où il se fait une légère exhalation de sérosité dont l'accumulation ou l'augmentation produit en cet endroit une hydrocéle du cordon.

Une tumeur semblable peut aussi être produite par une accumulation de liquide dans un kjste du cordon.

La tumeur est facile à distinguer de toute autre, quand elle est située au-dessous de l'anneau inguinal. Elle est arrondie ; quand on la saisit avec la main et qu'on la soulève elle offre une légère couleur bleue ; elle est extrêmement transparente, très-ferme au toucher et indolente. Elle acquiertrareinent un volume considérable; elle est incommode pour le malade par l'impression fâcheuse qu'elle produit sur son esprit. Quand cette tumeur est située au-dessus de l'anneau inguinal, dans le canal de ce nom, il est très-difficile de la distinguer d'une hernie ; car elle cède sous la pression , devient très-apparente dans la station, et disparaît presque entièrement dans le décubitus dorsal. Mais la tumeur ne s'accompagne ni de douleur ni de gargouillement , ni de constipation. Dans celte situation elle semble être un corps sphérique , comme une petite balle, située dans le cordon. Abandonnée à ellemême, elle augmente de volume, et vient enfin faire saillie au dehors de l'anneau où sa transparence éclaire sur la nature de raffeclion.

On trouve à la dissection que la poche est recouverte par le muscle crémaster; que la cavité, qui contenait le liquide, est formée par deux lames de la tunique vaginale du cordon, qui sont très-épaissies, et que celte cavité n'a aucune communication avec celle de la tunique vaginale testiculaire.

On peut traiter cette maladie par l'injection, par l'incision ou par le séton.

Je pense qu'il vaut mieux ne pas recourir à l'injection , car cette opération offre des difflcultés, et la maladie est sujette alors à récidiver. Cela m'est arrivé, et l'observation suivante, qui a été recueillie par un chirurgien très-habile, M. Pulley, de Bedfort, prouve que la même chose est aussi arrivée à d'autres chirurgiens.

Observation ZiSl". — M. ***, de Bedford, avait, depuis six ans , une ^ydrocèle du cordon. La tumeur était visible en partie au-dessus, et en plus grande partie au-dessous de l'auneau; elle était très-trunsparente. M. Pulley y ayant fait une ponction, la tumeur se reforma immédiatement. M. Pulley la traita alors deux fois par l'injection ; la première fois , il y a cinq ans ; et la seconde foi» , deus aus et demi plui

j'insuiTlai de la fariue dans la plaie ; mais deux abcès se sont formés pendant la guérison.

Le selon , qui consiste dans un simple fil de soie introduit au moyeu d'une aiguille courbe oïdinalre, est un moyen de guérison très-doux.

L'Iiydrocèle du cordon spermatique est produite quelquefois par une exhalation de sérosité, qui se fait dans l'intérieur d'un sac herniaire, dont l'orifice est fermé du côté de l'abdomen; mais alors le liquide est in colore.

Je reproduis la lettre suivante, parce qu'elle est propre à donner une idée de la difliculté qui accompagne le diagnostic de cette maladie.

Observation 432°. — Extrait d'une lettre. — «... Je reçus ., en 1813 , un violent coup sur le testicule droit, dans une chute que je fis avec mon cheval, en franchissant une haie: une vive inflammation suivit cet accident, et plus tard il se forma une hydrocéle de la tunique vaginale. Cette dernière maladie a été traitée par l'injection et n'a jamais reparu.

Dans l'hiver de 1817, je découvris une petite tumeur mobile sur le trajet du cordon spermatique , dans le canal inguinal. Je pouvais facilement la faire rentrer dans l'abdomen, et le décubitus dorsal entraînait ordinairement sa disparition. Elle reparaissait aussitôt que j'étais debout , et prenait un assez grand accroissement de volume après un violent exercice. Je n'y avais jamais ressenti aucune douleur, et les seuls inconvénieus qu'elle entraînât étaient et l'inquiétude qu'elle faisait naître dans mon. esprit, et quelquefois une sensation de pesanteur et de distension. Son volume n'avait jamais excédé celui d'une bille de marbre ; mais quand elle était fortement comprimée, la douleur retentissait jusqu'au testicule.

M. ***, consulté sur la nature de cette tumeur, répondit qu'il la croyait une tumeur enkystée, et me présenta à M. ***, qui affirma aussi que c'était un kyste. Quelques lotions résolutives furent faites, mais sans résultat. Comme , à cette époque , j'assistais aux leçons d'anatomie de M. ***, je lui montrai un jour ma tumeur, en le priant de me dire ce qu'il en peusait. Il me répondit qu'elle élait constituée par une petite portion d'épiploon ; une autre fois, il supposa que ce pouvait être un troisième testicule, etc.

Le hasard me fit trouver quelque temps après avec M.***, et mon inquiétude d'esprit me porta à le consulter ; il prononça tout d'abord que c'était une hernie. Effrayé , je me hâtai d'aller trouver un autre médecin, et je m'offrais tout tremblant à sou examen, lorsqu'il me rassura par un avis opposé et l'affirmation positive que ce n'était pas une hernie. M. ***, de Dublin, fiit ensuile prié de diagnostiquer la maladie. Après un examen extrême- ^ meut minutieux. « Toussez, me dit-il.» Puis il affirma que ce n'était pas une, hernie. On

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me fit alors retourner à celui qui avait consi- pratiqua cette opération. Le sétOQ fut passé le déré la maladie comme telle, et ie lui appris plus près possible de la partie inférieure de la la dissidence d'opinion. Il admit que la tumeur tumeur, à cause de la dissidence qui avait réportail plus, dans ce moment, le caractère gué relativement au diagnostic de la maladie, qu'on lui avait assigné d'abord, que celui de II s'agissait d'un k^ste rempli de sérosité et la hernie. Il n'était pas éloigné de croire situé dans la tuniqne du cordon. Le séton fut

qu'il s'agissait d'une hvdrocèle du cordon. Je me présentai à M. **'', avec ces opinions réunies : il resta inébranlable dans la sienne, et proposa un procédé pour la guérisonde la maladie. Le séton lui parut le moyen le plus propre à atteindre ce but , et. en avril ISIS , il

gardé pendant quatre ou cinq jours. Après la suppression du séton, la plaie se cicatrisa rapidement , et jamais , depuis cette époque , il ne m'est survenu ni récidive ni inconvénient quelconque. »

IiNTLAJDIATIO>" DE LA TUMQUE VAGINALE.

Dans l'orchite, la tunique vaginale participe à l'inflammation du testicule, et il en résulte un épanchcment dans cette tunique. Si l'in* fîammation s'étend, il s'épanche dans la tunique vaginale de la fibrine qui se mêle avec la sérosité, et, au moyen de cette substance adhésive, les surfaces contractent de mutuelles adhérences. Quelquefois, dans Fhydrocèle, l'occasion s'tst présentée d'observer ce mécanisme du travail adhésif dans des cas où on avait eu recours à la cautérisation; car, comme il existait souvent des doutes sur l'efficacité du procédé opératoire, les chirurgiens ont été portés quelquefois à ouvrir, au moyen d'une incision, la tunique vaginale, que l'on a trouvée, dans certains cas, distendue par de la fibrine qui avait l'apparence d'une gelée , et dans laquelle la sérosité était suspendue çà et là.

Si l'inflammation est domptée immédiatement, la matière adhésive épanchée se résorbe en partie ou en totalité, ilais si l'inflammation se prolonge quelque temps , il reste des adhérences qui donnent lieu à diverses indurations que l'on voit persister après l'inflammation du testicule et de ses enveloppes.

Quand la partie postérieure ou inférieure de l'épididyme présente une nodosité, on reconnaît à l'examen cadavérique qu'elle est due à une condensation du tissu cellulaire , qui réunit les circonvolutions du conduit déférent, condensation qui est une conséquence de l'inflammation qui a existé.

Si c'est à la surface du testicule que l'on rencontre l'induration , elle indique l'existence d'adhérences partielles de la tunique vaginale avec épaississement de cette membrane.

Dans un cas d'inflammation violenle du testicule , j'ai trouvé, indépendamment des adhéren'^es de la tunique vaginale , de la matière adhésive épanchée dans la substance du testicule en deux endroits, mais en plus grande abondance dans le rete. Trois petites tumeurs solides existaient aussi au bord antérieur et convexe du testicule. Quand les deux lames de la tuuique sont adhérentes , si on pousse une injection dans les artères, elle passe de l'une à l'autre des deux surfaces à travers l'adhérence, ce qui démontre l'organisation des nouveaux produits. Il ne résulte de cette adhérence aucun inconvénient, si ce n'est que le testicule ne peut plus échapper par le glissement aussi facilement aux causes de pression, et se trouve parla plus exposé aux violences extéi-ieures qu'il ne peut plus aussi bien éluder.

Le traitement de l'inflammation aiguë de la tunique vaginale consiste dans le décubitus dorsal, l'usage du suspensoire, les applications de sangsues et les lotions évaporantes.

L'hydrocèle qui succède à cette inflammation disparait souvent sous l'influence des lotions stimulantes. La suppuration de la tunique vaginale est très-rare, excepté quand elle survient comme conséquence de l'hydrocèle, et comme un de ses moyens curatifs. C'est là le procédé naturel de la guérison spontanée de rh\droccle, quand la poche est excessivement distendue. Alors, en effet, l'inflammation acquiertl'intensité nécessaire pour la production du pus et il s'établit un travail d'ulcération, à la suite duquel la sérosité est évacuée. Des bourgeons se développent et remplissent la cavité de la tunique vaginale, dont les deux surfaces deviennent adhérentes.

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