ACTE 1, SCENE IV
i^xms, présentant Dorante.
Mon ami s'en acquitte à ravir.
DORANTE , « Francaleu.
Vous me voyez, monsieur, tout prêt à vous servu-.
FRANCALEU, à Daniis.
Il a d'un amoureux tout-à-fait l'encolure.
DAMIS
Le jeu bien au-dessus encore de la figure.
Mais il s'agit ici d'un an.ant maltraite^; Et peut-être monsieur ne l'a jama s ete. Iteuidre, Or il faut, quelque loin qu'un talent puisse at- Éprouver ^our se'ntir, et sentir pour bien pemdre.
DAMIS, avec un rire mahn.
Aussi n'ira-t-il pas se cbercber en autrui:' Le rôle qu'il accepte est modèle sur lui. Le pauvre infortuné meurt pour une inbumaine, Sans oser déclarer son amoureuse peine, De façon qu'il en est encore à s'aviser, [pouser. Quand peut-être quelqu'autre est tout prêt d e-
DORAIMTE, outré.
Ma situation sans doute est peu commune ; Et je sens en effet toute mon infortune.
FRANCALEU.
Boni tant mieux! vous voilà selon notre désir. Venez ; et , croyez-moi , vous aurez du plaisir.
( a sort avec Dorante. ) DAMIS, seul.
J'ai beau le voir parti, je ne m'en crois pas quitte. Mais, grâce à l'embarras qui l'occupe et l'agite , Sain et sauf une fois j'échappe à mon bourreau.
68 LA METROMANIE.
FBANC\LEU, revenant.
Attendez-vous à voir quelque chose de beau. J'achève de brocher une pièce en six actes. La rime et la raison n'y sont pas trop exactes; Mais j'en apprête mieux à rire à mes dépens.
{il s'en retourne)