‹ Œuvres choisies d'Alexis PironChapitre 171 sur 235 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

Qui nous met, à tous trois , le poignard dans le cœur?

SYLVANDRE

Non, Doris; croyez-en la fureur qui me guide.

Ne réclamez pas votre sœur.

Il faut que le fer en décide, Et donne à tous trois un vengeur. ( à Cêlémaiile. )

Viens , suis-moi traître.

cÉLÉMAiNTE.

Qui te presse ?

Pourquoi d'abord ne se prévaloir pas Du secours qui pouvait débarrasser d'Ilylas ! La course peut encor m'cnlever ta maîtresse. Jusque-là suspendon le soin prématuré

Que ta mauvaise bumeur se forge.

Si mon bonheur alors devient plus assuré. Nous aurons tout le temps de nous couper la gorge.

TUÉMIRE.

Oui , Sylvandre , je vous défends

De me fermer une carrière aisée,

Où je vais, à ]ias triompbans, Le rendre de Tempe l'opprobre et la risé.

( à Cëlèmante. ) Lâche ! viens recevoir ce premier châtiment

Du \oloDtaire aveuglement

Qui m'ose imputer les faiblesses

D'un cœur où l'amour des richesses

Etouffe tout beau sentiment.

"Viens, viens voir échouer tes ruses criminelles. La honte et les remords courront à tes côtés.

.le veux qu'à leur voix tu chancelles; \icns; l'horreur que me font tes infidélités, pour fuir un scélérat, va me donner des ailes.

4o LES COURSES DE TEMPE.

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