‹ Œuvres choisies d'Alexis PironChapitre 173 sur 235 · SCENE Xll. 4i · texte numérisé non relu

SCENE Xll. 4i

Mais qu'à la course, entre elle et son persécuteur, La victoire serait douteuse :

Et vous laissant vaincre à propos.

Vous prétendez, sans en rien dire , Et de Sylvandre et de Tliémire Vous-même assurer 1 e repos.

( ici Celemanle qui a écouté de Pair d'un homme qui convient d'une vérité, baise la main 4c Doris avec un transport de tendresse et de /oie qui achève de hi rassurer. Elle continue. ) Un coup d'œil obligeant devait donc m'en instruire. L'espérance en mon cœur facilement s'éteint . Vous savez qu'un rien le déchire Berger, et vous n'avez pas craint La profondeur du coup dont vous l'avez atteint I Souvent la vérité, se faisant trop attendre. Arrache en vain le trait dont l'erreur l'a blessé, célémante.

Vous voilà comme Sylvandre.

Les alarmes ont cessé ; Epargne&'vous, Doris, ce chagrin peu sensé. Ayez sur le présent l'esprit un peu fixé.

Goûtez en paix ses douceurs Passagères, Sans l'empoisonner des chimères De l'avenir et du passé.

Quand vous me croyiez un volage, C'était à moi de m'offenser :

Oubliez les terreurs , ainsi que moi l'outrage.

( Doris sourit. ) La paix est-elle faite? Oui , ce sera, je gage , Tout à l'heure à recommeucer.

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