BEATI PAU PERES
Un pauvre hère', enfant de l'Hélicon , Gissait mourant à peu près sur la paille ; Et pour payer casse ou catholicon , Dans son coffret n'avait denier ni maille. Un gros^ banquier, regorgeant de mitraille, En même temps était malade aussi ; Guérissez-moi, s'écriait celui-ci, Voilà de l'or. Chers enfans d'EscuJape, S'écriait l'autre, en cas que j'en réchappe. Je vous promets au Pinde un beau loyer! La Faculté vers ce lieu ne gatoppe ; En l'autre parc elle aime à giboyer :
Si que bientôt de Vernage à Procope , D'Jsez à Pousse, et d'Astruc à Boyer, , Depuis le cèdre enfin jusqu'à l'hyssope , A son chevet notre veau d'or eut tout. L'art s'étala pour lui de bout eu bout. Le pauvret n'eut pour lui que la nature.
' Pilon. — 2 Samuel-Bernard.
i84 ÉPIGRAMMES.
Qu'en advint-il? Le pauvret est debout, Et le ricliard est dans la sépulture.
Dans un bon corps JNature et Maladie Etaient aux mains. L'n aveugle vient là : C'est ïMédecine, une aveugle étourdie , Qui croit par force y mettre le bolà.
A droite , à gauclic, ainsi donc la voilà, Sans savoir où, qui frappe à l'aventure Sur celle-ci , comme sur celle-là, Tant qu'une enfin céda. Ce fut Nature'.