CONTRE LE MEME
Nymphes des bois, s'il vous rencontre un jour. Ce beau sylvain que je veux faire peindre , Ne fuyez point. Contre vous son amour N'entreprend rien; vous n'avez rien à craindre. Par courtoisie, il pourrait pourtant feindre Une algarade : alors doublez le pas , Pour feindre aussi; mais laissez- vous atteindre ; Vous le verrez dans un bel embarras !
EPIGP.AMMES.
COINTRE LE MEME.
Ehl supprime les sots écrits
Et les libelles par centaines
Dont ta plume infecte Paris,
Disait un sage à Desfontaines.
Oui , bien qui pourrait. C'est mon pain I
Si faut-il que je vive enGn ,
Répond l'efironté personnage.
Que tu vives ? En vérité,
]Ni moi, ni d'autres, dit le sage,
Wen voyons la nécessité'.
Songe à finir, disait une rusée
A Fontenelle attentif à briller.
Qu'hier au soir je fus mal avisée
De te laisser ici déshabiller !
L'aurore luit ; mes gens vont s'éveiller !
Rassurez-vous, lui repart Fontenelle,
La nuit sera, si je veux , éternelle ,
Puisque du jour je tiens l'astre en mes bras.
Encor! pour Dieu, bel-esprit, ce dit-elle,
Deviens un sot , finis , ou bien t'en vas!
' C'est un mol de M. d'Arnenson.