ACTE V, SCÈNK II
( à Dnmisqid U écoutait avidement , et quitte fécoule plus. ) Oui ; telle lime iligne elle seule, à mon gré , De i-elever l'auteur que l'on a dénigré.
BALIVEAU
Tout ce que peut de mieux l'auteur avec sa rime, Ce sera , s'il m'en croit , de garder l'anonyme ; Et de n'exercer plus un talent suborneur, Dont les productions lui font si peu d'honneur.
DAMIS
C'est s'il eût réussi qu'il pourrait vons en croire , Et demeurer oisif au sein de la victoire ; De peur qu'une démarche à de nouveaux lauriers Ke portât quelque atteinte à l'éclat des premiers : Mais contre ses rivaux, et leur noire malice, Le parti qui lui reste est de rentrer en lice , Sans que jamais il songe à la désemparer Qu'il ne les force même à venir l'admirer. ]<e nocher dans son art s'instruit pendant l'orage: Il n'y devient expert qu'après plus d'un naufrage. Kotre sort est pareil dans le métier des vers : Et pour y triompher il y faut des revers.
FRANCALEU.
C'est parler en héros, en grand homme, en poète !
( à Baliveau.
Vous êtes stupéfait. Moi non. je le répète, [cœurs Vivent les grands esprits pour former les grands Mais cela n'appartient qu'à nous autres auteuis.
( à Damis. ) jN'est-ce pas , mon confrère ?
l58 LA METRO.MANIE.