‹ uvres choisies de Descartes [microform]Chapitre 19 sur 90 · ABR^OÊ DES MEDITATIONS · texte numérisé non relu

ABR^OÊ DES MEDITATIONS

àtt tépontM par la comparaison d'une machine fort in^éniense et artiflcielle, dont ridé« se rencontre dans Tesprit de qnelqne ouvrier; car, comme l'artiflee objectif de cette idée doit avoir quelqne canse , savoir est : ou la science de cet ouvrier, on celle de quelque antre de qui il ait reçu cette idée, de même il est impossible que Tidée de Bien, qni est en nous , n*ait pas Dieu mAme pour sa eaaae.

Dut la qnatrfème, il est prouvé qne tontes l^s cboies qne nous concevons fort clairement et fort distinctement sont tontes vraies; et ensemble est expliqué en quoi coasiste la natnre de Terreur ou fausseté, ce qui doit nécessairement étro sn. tant pour confirmer les vérités précédentes que pour mieux entendre ceiies qni suivent. Uais cependant il est à remarquer que je ne traite nullement en et lieu-li dn péché, c'est-à-dire de l^eireur qni se commet dans la poursuite an b^netjln^mal , mais seulement de celle qni arrive dans le jugement et te discernement du vrai et dn faux; et que je n'entends point y parler des choses qni appartiennent k laJoi__on à la condqjte de la vie, mais seulement de celles qui regardent les vérités spéculatives, et qui peuvent étra connnes par l'aida d« la seule lumière naturelle.

Dans la cinquième Méditation, outre que U nature corporelle prise en général y est expliquée, rezistence de Dieu y est encore dt^montrée par nne nouvelle raison, dans laquelle néanmoins peut-être s'y rencontrera-t-il aussi i;nalq"cs difficultés, mais on verra la solution dans le*' rép<inses aux objections qui m'ont été faites; et, da pins, je fais voir da quelle façon il est véritable que la certitude même dea démonstrations géométriques dépend da la eonnaissanca da Dieu.

£nln , dans la sixième. Je distingue Taction de l'entenilpment d'avec celle de f imagination; les marques de cette distinction y sont décrites; j'y montre qn' l'ime de l'homme est réellement distincte du corps, et toutefois qu'ell- Ini ea* (i étroitement conjointe et unie qu'elle ne corapofte que comme une h/ême cho« avec lui. ToutêsTëseiTeurs qui pnc^ent des, sens y sont exposées, avec U moyens de les éviter; et enfin j'y apporte toutes les raisons desquelles on peiK eoDclnre l'existence des choses matérielles; non que je las juge tort utiles pour prouver ce qu'elles prouvent, i savoir qu'il y a niojDonde, que les hommeju>nt des .corps, et autres choses semblables, qui n'ont jamais été mises en doute par aucun homme de bon sens: mais qu'en les considérant de près l'on vient à connoltre quelles ne sont pas si fermes ni si évidentes que celles qui nous oondttisent à la connaissonre de Dieu et de notre irne; en sorte que celles-ci sont les plus certaines et les plus évidentes qui puissent tomber en la connoissauce de l'esprit humain, et c'est tout ce que j'ai en dessein de prouver dans ces six Méditations; ce qui fait que j'omets ici beaucoup d'autres questions dont 'ii aussi parlé par occasion dans oe traité.

kEtVTATION PREMIÈHÉ

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