‹ uvres choisies de Descartes [microform]Chapitre 89 sur 90 · SUR LES IDÉES INNÉES · texte numérisé non relu

SUR LES IDÉES INNÉES

«Qu'on juge, dit très-bien Laromiguière, combien il faut se tenir en garde contre les discours des hommes. Tous les philosophes, sans en excepter un seul, regardent Descartes comme routeur du système des idées innées. Voyons ce que dit ce grand homme :

« Je n'ai jamais écrit ni jugé que l'esprit ait besoin d'idées « qui soient quelque chose de différent de la faculté qu'il a de « penser. Mais bien est-il vrai que, reconnoissant qu'il y avoil « certaines idées qui ne procédoient ni des objets du dehors ni « des déterminations de ma volonté, mais seulement de la f;i- « culte que j'ai de penser, pour les distinguer des autres qui « nous sont survenues, ou que nous avons laites nous-mêmes, je « Usé ai appelées innées. »

{Lettres de Descartes, lom. II. )

« ce passage ett-il assez formel, aisez décisif? Mais Toici quelque chose de plus décisif encore : « Lorsque j*ai dit que Tidée « de Dieu est innée^ je n'ai jamais entendu autre chose que ce

• que mon adversaire entend ; savoir, que la nature a mis en fl nous une faculté par laquelle nous fKmvom connoitre Dieu; « mais je n*ai jamais écrit ni pensé que de telles idées fussent « actuelles, ou qu'elles fussent je ne sais quelles espèces distinctes « de la faculté même que nous avons de penser; et même je I dirai plus, qu'il n'y a personne qui soit plus éloigné que moi

* (le tout ce fatras d'entités scolastiques. •

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