‹ Œuvres choisies de DescartesChapitre 26 sur 109 · CONTRE LA SECONDE MÉDITATION · texte numérisé non relu

CONTRE LA SECONDE MÉDITATION

De la nature de Vesprit humain, et qn'il est plus aisé de le connoître que le corps.

I. Il n'étoit pas besoin d'un si grand appareil pour prouver que vous êtes; on pouvoit le conclure de toute action; car la difficulté n'est pas de savoir si Ton existe, mais ce que l'on est. Il ne faut pas refuser au corps le mouvement spontané.

II. On ne doit pas attribuer exclusivement au corps la forme, l'étendue, Timpénétrabilité et la mobilité, car la conscience ne nous montre nullement que ces qualités n'appartiennent pas à l'être qui pense.

m. L'être qui pense s'accroît et s'aflbiblit avec le corps; il meut les membres, et doit par conséquent se mouvoir ; il peut être un corps subtil. Il faut prouver que nul corps ne pense, que l'àme des bêtes est immatérielle, et que le corps humain ne contribue en rien à la pensée.

IV. L'âme ne pense pas toujours : pense-t-on pendant la léthargie, dans le sein de sa mère, ou quelques instants après en être sorti?

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