DEUX VUES DE NOGENT-SUR-SEINE
Excellente leçon pour Le Prince , dont on a entremêlé les compositions avec celles de Vemet. Il ne perdra pas ce qu'il a, et il connaîtra ce qui lui manque. Beaucoup d'esprit, de légèreté et de naturel dans les figures de Le Prince ; mais de la faiblesse , de la sécheresse , peu d'effet. L'autre peint dans la pâte, est toujours ferme, d'accord, et étoufife son voisin. Les lointains de Vemet sont vaporeux, ses ciels légers : on n'en saurait dire autant de Le Prince. Celui-ci n'est pourtant pas sans mérite. En s'éloignant de Vemet, il se fortifie et s'embellit ; l'autre l'efface et l'éteint. Ce cruel voisinage est encore une des malices du tapissier.
DEUX PENDANTS, l'uN UN NAUFRAGE, l'aUTRE UN PAYSAGE *.
Le paysage est charmant ; mais le naufrage est tout autre chose. C'est surtout aux figures qu'il faut s'attacher : le vent est terrible; les hommes ont peine à se tenir debout. Voyez cette femme noyée qu'on vient de retirer des eaux ; et défendez-vous de la douleur de son mari, si vous le pouvez;
* D*après le Catalogue de TEcole dernières années au château de St-CIoud.
française au Louvre, les n»* 613 et 614 * Ces deux tableaux appartenaient à
proviendraient de cette suite, placée M. de Boullongne, ancien contrôleur
comme dessus de porte au château de général.
Choisy. Les deux autres tableaux, de ' Appartenaient à H. le chevalier Le
la même suite, se trouvaient dans ces Gendre d'Aviray.