TOUTES DEUX ENSEMBLE
Esther a triomphé des filles des Persans ; La nature et le ciel à l'envi l'ont ornée.
UNE ISRAÉLITE, Seule.
Ton Dieu n'est plus irrité ; Réjouis-toi, Sion, et sors de la poussière. Gluitte les vêtemens de ta captivité,
Et reprends ta splendeur première.
Les chemins de Sion à la fin sont ouverts. Rompez vos fers, Tribus captives
Troupes fugitives, Repassez les monts et les mers ; Rassemblez- vous des bouts de l'univers.
TOUT LE CHŒUR
Rompez vos fers, Tribus captives ; Troupes fugitives, Repassez les monts et les mers ; Rassemblez-vous des bouts de l'univers.
UNE ISRAÉLITE, SeilU.
Je reverrai ces campagnes si chères.
J'irai pleurer au tombeau de mes pères.
TOUT LE CHŒUR
Repassez les monts et les mers ; Rassemblez-vous des bouts de l'univers.
UNE ISRAELITE, S€UU
Relevez, relevez les superbes portiques Du temple où notre Dieu se plaît d'être adoré; due de l'or le plus pur son autel soit paré, Et que du sein des monts le marbre soit tiré. Liban, dépouille-toi de tes cèdres antiques, Prêtres sacrés, préparez vos cantiques.
UNE AUTRE
Dieu descend et revient habiter parmi nous : Terre, frémis d'alégresse et de crainte ; Et vous, sous sa majesté sainte, Cieux, abaissez-vous.
UNE AUTRE
due. le Seigneur est bon ! que son joug est aimable \ Heureux qui dès l'enfance en connaît la douceur!
326 ESTHERj TRAGÉDIE.
Jeune peuple, courez à ce maître adorable, Les biens les plus charmans n'ont rien de comparable Aux torrens de plaisirs qu'il répand dans un cœur. * due le Seigneur est bon ! que son joug est aimable ! Heureux qui dès l'enfance en connaît la douceur.
UNE AUTRE
Il s'apaise, il pardonne ; Du cœur ingrat qui l'abandonne
Il attend le retour.
Il excuse notre faiblesse ; A nous chercher même il s'empresse :
Pour l'enfant qu'elle a mis au jour Une mère a moins de tendresse.
Ah ! qui peut avec lui partager notre amour !