POURQUOI
Quand vous suiviez ma trace, J'allais avoir quinze ans, Puis la fleur, puis la grâce, Puis le feu du printemps.
J'étais blonde et pliante Comme l'éprmouvant, Et surtout moins savante Que le plus jeune enfant.
J'avais ma douce mère,
Me guidant au chemin,
Attentive et sévère
Quand vous cherchiez ma main.
i. Voir la notice, p. i:
C'est beau la jeune fille Qui laisse aller son cœur Dans son regard qui brille Et se lève au bonheur !
Vous me vouliez pour femme, Je le jurais tout bas.
Vous mentiez à votre âme, Moi, je ne mentais pas.
Si la fleur virginale D'un brûlant avenir, Si sa plus fraîche annale1 N'ont pu vous retenir,
Pourquoi chercher ma trace Quand je n'ai plus quinze ans, Ni la fleur, ni la grâce, Ni le feu du printemps?
i. Le terme est vague et inusité.