SCÈNE V
DORMEUIL, CLAIRINE.
CLAIRINE..
Bonjour ^ mon ainî.
Bonjour, petite. ** ^ -
'CLAiBCnir;'»^-
Savez-Tous que je.ivsns pour vous gronder P
Il€iaBI£JQI&..
Ott ! oh ! tenons-nous ferme... Allons, grondez, Mademoiselle.
CLAIRINE.
Et que Toulez-Yons donc que je fasse de tous ces cadeaux dont tous me comblez ?... des bijoux , des diamans ?
DORMEITIL.
Il faut tout cela à une jeuqe persoxme qui se marie.
CLAIRINE.
Une fille pauvre !
DORMERIL.
C'est pour te prouver que tu, ne Tes plus. Le
aSa LÉONCE,
sort s'est trompé ; je éuis plus Juste que lui , il n'y a pas de mal à cela.
CLAIRINE.
Mais ces dons sont trop précieux pour moi.
DOUMEUIL.
Trop précieux ! Est-ce là une raison, Mademoiselle ? tu refuseras donc aussi Léonce , car que puis-je te donner de plus précieux que lui ?
CLURINE.
C'est à cause de cela que ce don seul doit suffire.
DORMEUIL
Hé bien ! prends les autres par dessus le marché, et nous n'en parlerons pas dans le contrat... Tu ▼ois que je suis accommodant... Tu Taimes donc bien ce cher Léonce i?- et il y. a déjà long-temps.
CLAIRINE.
^ Oui , et je n'en rougis point.
UOMANCE.
Je vis Léonce , et tout bas je me dis :
VoiJà Fépoux qui seul saura me plaire ; D'un autre objet il pouvait être ëprîs , Et la fierté m'obligea de me taire. ^
Bientôt son cœur , sans feinte , sans détours , Peignit l'amour qu'en lui j'avais fait naître ; Il me jijfra de m'adorer toujours ; ' • J'étais ravie!... et n'en fis rien paraître. •
De votre aveu je pus lui révéler Le sentiment qui Oatisait mon martyre ; Mais quand la bouche eut le droit de parler Déjà les yeux avalent su tout lui dire.
OPÉRA-COMIQUE. a53
DOHMEUIL.
Us m^avaient tout dit aussi , a moi , qui n^avais pas autant d'intérêt que Léonce... Mais où est-il * donc, notre amoureux?... Ah! le voici.