‹ Œuvres choisies de MarsollierChapitre 107 sur 219 · SCÈNE VU · texte numérisé non relu

SCÈNE VU

LÉONCE

Que je dois bénir la Providence! Pouvais -je m^attendre à un sort aussi fortune ? Qui sui»-je ? Mon père existe-il ? je Tignorci ; jamais mon bienfaiteur n^a voulu me répondre sur cet article ; et j'ai cesse mes questions, vo^rant qu Viles ne faisaient que Taffliger... C*est bien lui , cVst M. Dormeuil dont je suis vraiment le fils ; cVst lui qui m'a élevé , qui a formé p^ion cœujr!.M II m'unit en ce jour à sa pupille que j'adore !«.. Ah! n'allons pas troubler le bonheur dont je suis prêt à jouir.

RONDEAU

Femm^ llien joUt, ' Qui va m'étne unie Paur le» plus àom nœuds; Ami générsuz , ) Qm passe sa vie

A combler mes vœux ; Heureuse existeQce!

Entre les ajqfiours , I4. recoqnaissancex

Je passe mes jours.

LEONCE, <>Del<loiix avenir!

Mon bonliear commenc H (a!t iresfaiUir Ce ciear qui s'éUnce El bal de pbisir :

Il fam le uinr , Car trop de pmdeou Le force à noui fuir Et déji d'arancc , I^ dooce espéranef Nout en lait joidr Femme bleu jolit De ce riant asile l>es chagrins s'e El conkme une i

Mes îoara a'éc I^ doUDIBII^ Vient embell' Content de I Sam redoni Je me toÏi Et l'amonr Toutba*' Femme I

LÉONCE. F

M. Dornipiiil Non. i^uc lu<

Monsieiii le vifiillar»!.

OPÉRA-COMIQUE. aS;

LEONCE.

Quel yieillard !

FBANÇCAS.

Celui... qui tous les matins , depuis quelque temps, yient s'asseoir sur le banc de pierre qui est à la porte.

LÉONCE

Je crois l'avoir aperçu.. ; Sa figure m'a paru intéressante.

FRANQOIS.

Oui y il a une assez bonne figure.

. El s'est-on informé s'il ne faudrait pas lui offrir ? . . .

FRANÇOIS

Oh! non , il ne manque de rien ; c'est un homme

aise , on le voit bien... Le plus original , c'est qu'on

dit qu'il ne vient là que pour vous.

Léonce; Pour moi? .quelle, idée!... Et sur quoi juge-

t-on ? . . .

FRANÇOIS

Dam ! c'est que lorsque vous sortez il ise cache...

LÉONCE

Il se cachie !

FRANÇOIS

D'abord ; mais dès que vous êtes passé... il s'avance, vous suit des yeux, se lève comme ça, tant qu'il peut, là... sur la pointe des pieds, en s' appuyant sur son gros bâton... Et puis il vous regarde , il vous regarde long -temps encore, je crois, après qu'il ne vous voit plus... Ahl ah! ah!...

a58 LÉONCE,

Cest Singulier, très singulier!

IHANÇOtt.

Oh l mon dieu oui ; c'est tout-à-fait ridicule ;

mais ces rieilles gend ont comme ça dej( idéëè. . .

J^ai passe vingt fois devant lui , eh bien ! il ne m*Si

pas vu seulement... Mais ma foi ! tout-à-l'heure ,

le pauvre cher homme!... il a bien pehsë... Ah! mon

dieu !

LioNCE.

Lui serait-if arrivé quelqu^accident ?

FRANÇOIS

Non pas ; mais il s*en est peu fallu... Il allait tranquillement prendre sa place accoutumée , lorsqu'un cocher maladroit , passant trop près de lui . . .

LlEoNCE.

Il est blessé f

FRANÇOIS

Non , grâce à Dieu ; mais il a été bien effraye , et nous aussi.

LCONCK.

Je le crois!... Où est-il?

FRANÇOIS

Il était chez le portier , où on Ta forte d^entrer malgré lui. Il résistait, et vpulait absolument s^en retourner... Mais comme il est très faible , et que M. Dormeuil est sorti, je %âens prendre vos ordres et savoii^ si vous voulez permettre que le carrosse le ramène chez lui.

LifONCR.

' OÀi> sans doute... et je vais. . »

OPÉRA-COMIQUE. îSg

FRANÇOIS

En attendant , je Vai fait monter ; il eM là dans rantichaD[d>re.

LÉONCE

fl eat là ! qu'à vienne , je veux le rein

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