‹ Œuvres choisies de MarsollierChapitre 149 sur 219 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

VALBELLE

Minuit! Yoilà donc rheure où ces scélérats comptent accomplir leur projet — Mais celle ou Rose doit m*attendre dans le jardin et m^ouvrir... Je rignore ; elle n*a pas eu le moyen ni la posâbilité de me Tindiquer. A présent, comment ▼oir... Préparons-nous toujours. ( n v» chcrdicr sa rt b pose SOT b table. ) Prenons cct or , mon porte feuille... Barricadons-nous, cela donnera du temps.

( Il Icrme b porte à dcHiUe tour et met les Trrroax. Il reprde dans

icoDiire. sousleEi, etasbuflèt.) Car si THôtesse a^ait conçu le plus léger sou|>çon , si les brigands allaient aTancer Tinstant.. Que faire ?... Descendre ! je hâte la perte de Rose et la mienne... Rester ! une mort assurée... Dieux ! quelle cruelle alternatiTe !

AltL

Que &ire? liélas ! «pie deTenir f Tout est muet , tout in*ali»iidoinie !

Je sois trooblé « mon cœur frissomie , 13 n froid mortel vient me saisir!

Ail! Rose ! Rose ! ah ! mon amie ! Qqoî !' ta perdrais pom* moi la TÎeL.

Et je ne puis te seconrir!...

Je nV pnis penser sans Iirémir.

AklRost! Rnac! A!mon amie!

Et c^est ee soir^. c'est cette nnit...

Mon sang se glace... et je reste interdit.^

Que fiûre? hélas! qne devenir, etc.

Rose tremblante !

Rose expirante !

Et ne pouvoir la secourir...

Je n^ puis penser sans frémir...

Mon trouble augmente ,

Tout m'épouvante...

Rose tremblante ,.

Rose expirante !....

Dans le tourment

Qui me dévore ,

Que chaque instant

Accroît encore . • .

Je n'ai qu'un vœu , qu'ua seul désiv.

De la sauver ou de mourir.

^ Je n^entends rien ! On la retient peut-être T... Et mes gens..* Les malheureux ! je n'ose prévoir leur sort... Nous sommes tous perdus... Attendons Tinstant fatal... (Prenant ses putoiets et les armant. ) Mais le premier qui paraîtra... ( lâ on entend une guitare. ) Ah !

voilà mon sauveur ! C'est le signal du départ ,

je n en puis douter. ( I^ guitare joue tr^ fort et très vite. 11 attache la corde et éteint la chandelle. )

RÉCITATIF

( Il ouvre la fenêtre.) Hâtoos-noas donc ; oui , c'est elle ^ tt je vais....

( Il passf par la-Cenètre.) Ciel ! protège ma fuite , et bénis nos projets.

( Il s'abandonne à la corde ^ et disparait)

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