ROMANCE
Un voyageur s'esl égaté , . Une heiir s'offre à sa vue,
£t rend à son cceur vassorë ;
La force qu'il a%'ait perdue.
' Entre nous et lui nVst-il pas
£n ce jour- quelque r^s3einblance f
îfoQs voyageons totts ici bas...
El la heur, cVst l'espérance.
346 ^ LÉHÉMAN,
LiHÉMAK. ,
Je te sais gré d'avoir choisi cet air chéri de nos soldats , cet air sur lequel le prince les a conduits trois fois à la victoire, et dont le souvenir est encore d*un bbn augure pour nous... Continue.
AMÉLITïA.
L'espérance ! à ce tiom puissant , Déjà la peine est adduciCf Dëjà l'infortuné ressent De ce nom toute la magie.
Le juste , au-delà du trépast, Espère un terme à sa souffrance ; I^ méchant seul ne connate pas Le charme .heureux de l'espérance.
Sachons de notre souvenir Bannir toute idée importune , Elançons-nous vers l'avenir, Il n^est qu'un temps pour l'infortune !
Mais s'il faut périr sous les coups De la hatne et de la vengeance , Puisse' je mourir avant vous ^ Voilà ma dernière espérance.
FÉnÉBIC.
Votre dernière espérance , c^est aussi la mienne , et moi seul . . .
lÉHEMAN.
C^est la nôtre à tous... mais nous nVri viendrons pas là. Mes amis , n^obscurcissons pas nos idées , rappelons nos forces, créons-nous-en de nouvelles..,
AMEUNA.
Votre fermeté dans le malheur nous ranime , et je sens à mon tour....
OPÉ R A-COM IQU E. 34?
uran^MAN.
- . Ah! yen étais a6r.,. Je te coimsâs, tu e& digne de moi.
Je le voudrais*
LEHEBfAN.
Il ne te faut qu^une occasion... et je te la procurerai... Tu aimes le prince ?