LES SOLDATS BUVEURS
Dès le matin quand je m^éveille.»
J'avale oue pinte de YÎn, £t le soir, pour que je sommeille , Je ride encor on broc toat plein.
LLS AMOUREUX.
Taime avec tendresse , Ma belle maîtresse « Cbantons nos amours , Chantons-les toujours.
W^ARNER ET d'aUTRES SOLDATS.
Vive la guerre et les combats Je sois henreax quand je me bats.
LEHEXAN.
Le vin est bon, ah! quel plaisir!
Je ris« je bois et je m^amuse, etc.
(Aux Soldats.) Si nous pouvions chanter moins fort
TOUS
Il n^a pas tort , C'est un peu fort
LÉHÉMA??.
Si nous chantions plus doux d'abord ; Bien doux!... bien doux!... plus doux encor.
LE CHŒUR
Il a raison , bien doux d'abord ;
Bien doux!... plus doux... plus doux encor.
38a I^ÉHÉMAN,
LÉHÉSIAJ7 , profitant du tapage que Ton fait poilfr parler à »a fillt.
(Bas.) Fëdéric est pris,
AMÉLINA, bas.
Fédéric est pris !
LEHESIAN , ayant Fair de dire sa chanson.
( Haut.) Quel plaisir !
( Bas. ) U n'est pas conna*
AMÉLIT7A.
u nVst pas connu I
LÉHÉHAN , haut.
Je m'amuse.
(Bas.)
Et tous nos papiers...
AMÉLnVA, bas.
Eli bien ! nos papiers ?
LÉHÉMAN, bas.
Us n'existent plus. • •
AMÉLIKAfbas.
ils n'eiistent plus ! ( Haut.) Quel plaisir ! LÉHÉMAN , bas à sa fille.
£t si tu vois ( Haut.) que )e l'accuse..* Songe que c'est . . .
( S*aperceyant qu*on l'examine . )
A VOUS , mes amis.
( Il les excite par son exempte et ils chantent tous. )
Le rin est bon , ah ! quel plaisir !
( U se sert des mêmes rimes afin d'avoir toujours l'air de chanter sa
chanspn.)
AMéLINA , è part.
Quelle est ma peine , hélas!
Quel esc mon embarras ?
OPÉRA-COMIOUE. 383
LE CHIEUE.
C'est un bruit qu'on ne s^entend pas.
LÉHÉMAN.
Quoi ! vraiment l'on ne s'entend pas ?
( A part.) J'en suis rarîe. . .
Quel trouble , hélas !
LEHÉMAN.
Mais, tnes amis , je vous supplie , Vous savez bien , e Vst un peu fort* Si nous chantions plus doux d'abord , Bien doux... ^kis doux... eucori encor.
LE CHfEUR.
11 a raison , c'est un peu fort , Il faut chanter plus doux d'abord.
Bien doux ^ bien doux , il nous en prie.
( Lëhëman est debout i sa tille se relève et se pièce à côté de lui pour
lui dire bas h son tour.) AHÉLINA, b4S.
Nos amis viendront.
LfiBÉMATf, Las.
Nos. amis viendront. (Elaut.) Quel plaisir]
AMELII9A, bas.
Pourrons-nous le voir?
LEHÉNAN , bas.
Nous pourrons le voir. (Haut.) Je m'amuse.
AAfÉLINA , bas.
Lui faire savoir.
LÉHÉMAN.
Lui faire savoir. \
(Bas.) Mais songe que si je Taccuse y Ce n'est que pour mieux le servir.
AMÉUNA, bas et à part.
Prudente amitié , seconde sa ruse y
384 LÉHÈMAN,
( Mon il Ta ao mtlteu dt» Imwtutê et prend le refram de» f^alé ^ ef
fh»nî€ Vf te Umi le monde*)
Vive la guerre ei les combats ^ etc.
kmtlA%k , «ede et k part.
Prudente amitié aeconde sa mae , Toi seule ici petit notii servir,
( Cfiaot $éuén\ de Utu» le» »oldat» qtii répètent f ehacvo en »e levaioiâ
et en buvaiit p leur refrain cbéri ,)
WAEMER , ba» , au »oldat
Il doit être en train de parler, ou jamais..* mettons-le sur la rote. ( Haut ) A propos... et notre prisonnier ?
LRHÉMAlf.
Ah ! ah ! il n\*st pas si gai que nous , le patiirre diable ! eh ! eh ! eh ! ( Aree d^wieor, k part ) L^inforttmé! dans quelle inquiétode il doit être !
WARflER.
Allons f dis-nous la vi^riU^ ; tu sais qui il est ?
I^KHkBI Aff .
Ma fine , oui , je le sais ; c^est-à-dire , si c'est celui qui s'est arréU^ chez moL
WARHRR 9 crojraot ^ue le àtaneur »e trahit.
Ah ! ah ! il s^est arrêUé che^^ toi ?
Llhl^>MAH.
Quoi ! ne yoxig^ Tavaîs-je pas dit ?
Oui 9 peu^étre bien ; ( A part, ) voilà qu^U jase. (Ifaut ) Et il y a changé d^liabit?
C'est vrai , cVst vrai.
OPÊRA-COMIQÙE. 385
WARNER , fa» aux soMâts.
Il en convient à présent ; ( Haut) ensuite , il s^est nommé , n'est-ce pas ?
LEHSMAN.
Sans doute ; mais sous le secret.
WARNER
Oh ! nous le garderons ausâ bien que toi.
LÉHÊMAN.
Je le crois , mais encore , pour savoir si c'est le même dont je vous ai parle , il faudrait pour ça que je le visse.
WARNER
A la bonne heure , il ny a pas d 'inconvénient... et tu le verras.
UHÊMAN , à pari.
C'est tout ce que je veux. ( Haui. ) Et s'il refusait de convenir... Oh ! par exemple , je dirais alors des choses... des choses... (A part.) bien importantes pour lui.
WARNER, à part.
Bon! bon ! ( Haot } £h bien ! on va le faire venir. ( Aux soldats. ) Allez le chercher.
LJHEMAN , à part.
Je vais donc le voir! lui faire entendre, s'il m*est possible . . .
AMEUNA. à part.
Je le verrai, quel bonheur!
WARNER
Quant à cette jeune fille , il est inutile qu'elle reste.
38S LÉHÉMAN.
AUéuNA.
Monsieur... Monsieur... c'est que... j'awais été bien aise... j'aurais dt-sirc. . .
WAHXEB.
Non , on n'a pas besoin de Irmoio pour cette conversation, il suffit de votre père.
LÉHÉniAH , lui faiMBt Att ligo».
Monsieur rofiicier te l'a dit, il suffit de moi» tu n'as pas affaire la ; va-t'en ; (Eq appuynt wr iM'mau.) et puis, on se retrouve!
AMÉUNA.
On se retrouve?
LÉHÉHAN.
Sans doute, et bientôt, ('cs|>èrc!
AMÉUNA.
Ah ! bientôt , mon père , je vous en prie. ( Btis
•ort.) \
WARNEB t la recondatitnl , va au-deoani du pritoiuiier.
Voyons, si on amène.
lÉdéman.
Ses papiers! ses papiers! ah! qu'il doit souf&ir de ne pas savoir si j'ai pu les soustraire.
JOHN LU , )>»>., le àoi touruû, ■ Ltihéaiiu.iinsi.rfgardFr.
Preiu'/. bien gar^£^^|Ml^s-à sont ^druits, arlifirieux.
LÉHÉM.
Je le sais.
Etlei