SCÈNE IX
FEDERIC j LEHEMAN amené par des soldats ; il a son • manteau.
FEDERIC , allant à lui.
Mais j^entends... Dieux! c^est... (Bas.) mon ami.
LEHEMAN y im.
Modérez vos transports , on nous écoute . • . n'ayez pas Tair d'être bien aise de me voir.
FIÉDERIC, bas.
Ah ! comme cela est difficile !
OPÉRA-COMIQUE. 4i3
LEHÉMÂN, bas.
Illefant.
FÉDÉRICy feigoant, ethaut.
Par quel hasard conduit-on ici cet homme ?
LEHEMAN , bas.
Bien ! ( Haut. ) Je ne sais en effet pourquoi Ton nous met ensemble. (Bas.) Je l'ai bien désiré ; (Haut.) et j'espère qu'on ne me laissera pas long- temps,
( Bas, ) Nous allons rester seuls. ( Les soldats sortent , et
restent en dehors.)
LEHEMAN.
Les voilà sortis... d'abord... d'abord embrassonsnous.
FEDERIC
Oui , oui.
( Ils s'embrassent à plusieurs reprises.) LEHEMAN.
J'en avais besoin... A présent , écoutez-moi : Vous allez sortir de ce lieu.
FEDEBit.
Par où ?
LEHEMAN.
Par cette fenêtre...
Les barreau^ ?
LÉHÉMAN.
Céderont à la voix puissante de l'amitié ! ( B ^cs défiait. ) Voyez plutôt. Ce n'est pas tout : prenez ce manteau... ce bonnet... des armes que j'ai su me procurer. Hâtez - vous , car nous n'avons, qu'un moment ; il faut en profiter.
FEDERIC
Tu viendras avec moi ?
4i4 LÉHÉMAN,
LEHEMAN*
Non y un seul homme doit descendre par Tëchelle qui sera retirée aussitôt.
FÉD^RIC.
Mais toi , quel sera ton sort ?
LÉHIÎMAN. I
Celui... que j^ai toujours dësiré... J^ai tout arrangé avec Jorner.
FEDERIC
Es-tu bien sûr que tes jours si précieux?
LEHEMAN.
Oui, précieux!... et jamais je nen ai senti si bien le prix!...
FEDERIC
Songe que sans toi..«
liEnEMAcf*
Sans moi f
FEDERIC
Fédéric , Amélina...
LléHI^.MAN.
Ma fille!... ah! ne me parlez pas d'elle en ce moment.
FÉDÉRIC
Tous les trois bientôt... ( On entend battre la retraite. )
Quel est ce bruit ?
LÉHKMAN.
Le signal convenu.
FÉDÉRIC
L'écheUe !
LÉHRMAN.
On la pose à prë(
^. On entend in^^Ê^^^KÊfmglÊêjÊlÊ^aÊmê » lînte trois fob.)
OPÉR A-COM IQU E. 4i5
La cloche !
rivémc.
UCHÉMAN.
Elle tinte... partez vite.
Tu me promets...
Descendez.
Que tu vas...
LÉHÉMAN.
FKDÉRIC.
LÉH£MAN.
Descendez.
FÉDÉRIC y sur réckelle , lui tendant la main » et «Tonc toû émue.
Mon ami , mon ami !
LÉHEMAN.
Qh ! que cet adieu est cruel à supporter !
FÉDERIC, dé)^ i mohié corps.
Ta main !
LEHEMAN , la tendant.
Allez donc , ou tout est perdu.
FÉDÉRIC
Je t obéis... ( Il commence k sortir de b tour. }
LÉHEMAM , criant.
Attendez... Dieu! la patrouille... f allais oublier... ( F^déric remonte quelques échelons. ) Cette lampe doit annoncer... elle doit assurer votre fuite. SoufBons-la...
Partez à présent, je suis tranquille. (Fédéric dbparaît
de la tour, on le Tott descendre en dekors par Péchelle. ) Mcttons-
nous à sa place.. . à la nôtre !
FÉDl^C
Que voîs-je?
( Une ronde , arec la bnterue.» passe le long du château , effraie Fé-
4i6 LÉHÉMAN,
délie , et le force de s'arrêtera moitié de IVcIielIc. Elle *a trH lentement; il l'aperçoit long-tempa.)
LÉHÉHAN , i'nueyant.
Ce moment esl lerrible pour le père qui laisse sa (îUe .. il est superbe pour l'ami qui sauve son prince et sert son pays.
FEDERIC , qui descendait , revml paiter la lumière i il s'arrête
Arrêtons.
LEHÉMAN , $'eavclc)ppaiit la lêta daoi le manteau du prince , ^ui
Ils frapperont sans me reconnaître , et Fédéric en aura plus de temps pour s'éloigner. ( La lumitre
disparaît avec la ronde, )
FÉDÉRIC, descendant.
Continuons.
SCÈWE X.