‹ Œuvres choisies de MarsollierChapitre 199 sur 219 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LUCAS, MADAME LUCAS

( Elle est à*filcr au rouet , contre le bureau , à gauche du spectateur.) LUCAS y acbevant d'arranger le salon.

Ma fine » v'ià à peu près tout rangé , et M. Dubreuil peut arriver quand il voudra . . . Depuis quinze ans que le château n^est pas habité , cela n^a pas contribué à Tembellir, ni à Taméliorer.

MADAME LUCAS

Repose-toi à présent . . . Y là ton déjeûner que j'ons préparé.

LUCJiS.

Et que tu vas partager avec moi.

MADAME LUCAS

Je le veux bien , not' homme ; tout de moitié : le bien... et le mal , quand y en a. ( ils se pUcent à la table ,

à droite.)

LUCAS

C^est ça , et puis ^ comme disait ton père , tout en trinquant avec sa femme :

DUO

Un doigt de TÎn , de bon vin vienz , Ça no«s réjouit ^ ça nous délasse , TOM. n. a;

KDMOND ET CAROLINE, Cnmm' Ik fin la fatlgne paiie , L'on riVn Iravailli; aprAïque miem)

Airiii «{ii'cui j' lomiii' joycui,

MADlkHE lUCAI.

Et comm' eux je f omm' heureui.

JiKJtKHHLE.

Dan* nol' miinage , PuÎNl (le nU'ige,

HADAMP. LIICAfl.

C'aal un p'tJt mot Ail tnaAnmeai.

LUCAS

Un p'iil baiier <|u'on donne , qu'on rend.

tNHEHIlLE.

De U peine ça dédominaftc

MADAMK l.i;CA5.

Pai vrai , not' homme F .

LUCAS

Purral, not' fcmnier

TflII* DIVX.

AmuriJinont.

Ali! c'eil charmant! aUlc'esl charmant!

LUCAS

Pniir ■• i;af , pour la tendrc.ssc , U n'eti qu'un temps , c'usi U jeunesse, • I1I4SEMBLB.

Dm bon vin vieux, Air ^r3^ï('Ux i Dan* not' nitinage I.,. i.'ll, r

OPÉRA-COMIQUE. Uà

LUCAS

Etr eageoiel, Desioos Fombrage.

Et c'est comme ça. — Comme ça poortant , On' les jours passons. — Ben gcndment.

— — Ben doucement. •— Ben tendrement ;

Pas Tiaî , not^ kommef r— Pm Yiai, not' fimme? — Assarémcnt.

Ah! c'est charmant!

Ah! c^est charmant!

MADAME LUCAS

Pendant le petit Toyage que je Tiens de faire chez mes parens, to as reçu une lettre , tu as appris une nouTeDe bien intéressante , et , i présent que not^ besogne est faite ^p tu Tas ne raconter tout ça , notre homme.

LUCAS

Très Tolontiers , not* fenune.

MADAME LUCAS

Ce qu^on nous aTait dit s^est donc trouTé Trai ! Le jeune Edmond , que tu aimes comme un firère, ce qui est très naturel , puisque ta mère Ta nourri, s^est-il en effet marié, malgré la défense de son 'onde à qui il doit tout ? ^

£h! mon dieu , oui ; et Toila ce qui a fait tout

le maL Cet oncle , qui est un braTC marin , riche

^Vuneeocore, qui ne s'est point marié par amitié

son ncTeu , auquel il comptait laisser sa for-

iai KDMONI) Eï CAROI

tune, qui raTaiten conséquence !

avec tout le soin possible...

MADAME LVCA.'

Et qui s'était même privé , [ sir de )e garder avec lui...

LUCAS

Qui , de plus , voulait lui f la fille de son associé , un tu deaux... mais v1à-t-il pas qu laisse le commerce , qu''il oncle , une jeune demoiscl' véc , à la bonne heure , m; porté en mariage... M. Di de son naturel ^ un marin fâché sérieusement : il 3 veu de se présenter )an qu'il oublierait tous se de tout ce qui pouvait de vivre à la campa^n écrit de préparer ici ' rive aujourd'hui ou di cela est clair, et qu'i s'ennuyer ici , si ça

Sans doute , ma ainsi une belle for quer.

C'est sa faiitf l'aveu de son oi

MADAME LUCAS

Dam! il a préféré ce qui le rendait heureux à ce qui aurait pu renrichir. /

LUCAS

Une bonne terre , qui aurait été un jt>ur à lui.

MADAME LUCAS

Une jolie femme , qui lui appartient déjà.

LUCAS

Avec ça , je l'aime trop pour lui voir faire une pareiUe sottise sans m^en affliger... Il y a bien dix ans qu'il nous a quittés; et, si j 'avions osé' aller le trouver h Paris, je lui aurais dit... Paix! jentends du bruit.:, serait-ce déjà not' maître .^ ( u regarde par la fenêtre.) Non , ce n^est pas lui, c*est un jeune homme.

MADAME LUCAS

Un jeune homme ?

LUCAS

Oui, not* femme... si c'était... ah! si c'était. . . j'en mourrais de joie ! . . .

MADAME LUCAS

Et moi donc ! mais je ne sommes pas si heureux que de le revoir encore, ce cher Edmond... Ne nous trompons-nous pas?... regarde bien, notre

homme, regarde bien. (Elle regarde par la fenêtre.)

LUCAS

Oh ! c'est lui , c'est lui , ma femme ! ouvres les portes , et courons.

/^af. F.riMOND F,T CAROLIaïf,,

sri:NK II

LVJi pnicPttKHn, KDMOND,

KIIHUNIlf rntttnt parU fimA . rt iritf imalintt mi Mmt

r)»ri« mcH bran ; oui , cfnlfniweK^moi , men Itom amU!.,, (fn(;or«... ruvon-,.,

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