SCÈNE PREMIÈRE
LUCAS, MADAME LUCAS
( Elle est à*filcr au rouet , contre le bureau , à gauche du spectateur.) LUCAS y acbevant d'arranger le salon.
Ma fine » v'ià à peu près tout rangé , et M. Dubreuil peut arriver quand il voudra . . . Depuis quinze ans que le château n^est pas habité , cela n^a pas contribué à Tembellir, ni à Taméliorer.
MADAME LUCAS
Repose-toi à présent . . . Y là ton déjeûner que j'ons préparé.
LUCJiS.
Et que tu vas partager avec moi.
MADAME LUCAS
Je le veux bien , not' homme ; tout de moitié : le bien... et le mal , quand y en a. ( ils se pUcent à la table ,
à droite.)
LUCAS
C^est ça , et puis ^ comme disait ton père , tout en trinquant avec sa femme :
DUO
Un doigt de TÎn , de bon vin vienz , Ça no«s réjouit ^ ça nous délasse , TOM. n. a;
KDMOND ET CAROLINE, Cnmm' Ik fin la fatlgne paiie , L'on riVn Iravailli; aprAïque miem)
Airiii «{ii'cui j' lomiii' joycui,
MADlkHE lUCAI.
Et comm' eux je f omm' heureui.
JiKJtKHHLE.
Dan* nol' miinage , PuÎNl (le nU'ige,
HADAMP. LIICAfl.
C'aal un p'tJt mot Ail tnaAnmeai.
LUCAS
Un p'iil baiier <|u'on donne , qu'on rend.
tNHEHIlLE.
De U peine ça dédominaftc
MADAMK l.i;CA5.
Pai vrai , not' homme F .
LUCAS
Purral, not' fcmnier
TflII* DIVX.
AmuriJinont.
Ali! c'eil charmant! aUlc'esl charmant!
LUCAS
Pniir ■• i;af , pour la tendrc.ssc , U n'eti qu'un temps , c'usi U jeunesse, • I1I4SEMBLB.
Dm bon vin vieux, Air ^r3^ï('Ux i Dan* not' nitinage I.,. i.'ll, r
OPÉRA-COMIQUE. Uà
LUCAS
Etr eageoiel, Desioos Fombrage.
Et c'est comme ça. — Comme ça poortant , On' les jours passons. — Ben gcndment.
— — Ben doucement. •— Ben tendrement ;
Pas Tiaî , not^ kommef r— Pm Yiai, not' fimme? — Assarémcnt.
Ah! c'est charmant!
Ah! c^est charmant!
MADAME LUCAS
Pendant le petit Toyage que je Tiens de faire chez mes parens, to as reçu une lettre , tu as appris une nouTeDe bien intéressante , et , i présent que not^ besogne est faite ^p tu Tas ne raconter tout ça , notre homme.
LUCAS
Très Tolontiers , not* fenune.
MADAME LUCAS
Ce qu^on nous aTait dit s^est donc trouTé Trai ! Le jeune Edmond , que tu aimes comme un firère, ce qui est très naturel , puisque ta mère Ta nourri, s^est-il en effet marié, malgré la défense de son 'onde à qui il doit tout ? ^
£h! mon dieu , oui ; et Toila ce qui a fait tout
le maL Cet oncle , qui est un braTC marin , riche
^Vuneeocore, qui ne s'est point marié par amitié
son ncTeu , auquel il comptait laisser sa for-
iai KDMONI) Eï CAROI
tune, qui raTaiten conséquence !
avec tout le soin possible...
MADAME LVCA.'
Et qui s'était même privé , [ sir de )e garder avec lui...
LUCAS
Qui , de plus , voulait lui f la fille de son associé , un tu deaux... mais v1à-t-il pas qu laisse le commerce , qu''il oncle , une jeune demoiscl' véc , à la bonne heure , m; porté en mariage... M. Di de son naturel ^ un marin fâché sérieusement : il 3 veu de se présenter )an qu'il oublierait tous se de tout ce qui pouvait de vivre à la campa^n écrit de préparer ici ' rive aujourd'hui ou di cela est clair, et qu'i s'ennuyer ici , si ça
Sans doute , ma ainsi une belle for quer.
C'est sa faiitf l'aveu de son oi
MADAME LUCAS
Dam! il a préféré ce qui le rendait heureux à ce qui aurait pu renrichir. /
LUCAS
Une bonne terre , qui aurait été un jt>ur à lui.
MADAME LUCAS
Une jolie femme , qui lui appartient déjà.
LUCAS
Avec ça , je l'aime trop pour lui voir faire une pareiUe sottise sans m^en affliger... Il y a bien dix ans qu'il nous a quittés; et, si j 'avions osé' aller le trouver h Paris, je lui aurais dit... Paix! jentends du bruit.:, serait-ce déjà not' maître .^ ( u regarde par la fenêtre.) Non , ce n^est pas lui, c*est un jeune homme.
MADAME LUCAS
Un jeune homme ?
LUCAS
Oui, not* femme... si c'était... ah! si c'était. . . j'en mourrais de joie ! . . .
MADAME LUCAS
Et moi donc ! mais je ne sommes pas si heureux que de le revoir encore, ce cher Edmond... Ne nous trompons-nous pas?... regarde bien, notre
homme, regarde bien. (Elle regarde par la fenêtre.)
LUCAS
Oh ! c'est lui , c'est lui , ma femme ! ouvres les portes , et courons.
/^af. F.riMOND F,T CAROLIaïf,,
sri:NK II
LVJi pnicPttKHn, KDMOND,
KIIHUNIlf rntttnt parU fimA . rt iritf imalintt mi Mmt
r)»ri« mcH bran ; oui , cfnlfniweK^moi , men Itom amU!.,, (fn(;or«... ruvon-,.,