SCÈNE PREÎkiïÈRE
(Daoih toetc oo toîI des soplias , des coassbis , des Tases de fleurs ; fhmiui îeues filles et esclaves orenpes à servir Seîd; un thëorbe est près de loi sur une petite table. On brûle des parfums. Qnelqaes
sont très tmtes.)
OCJD , sur Pottomane , fumant et prenant du café que verse une très jofie csdave qui semble affligée. Il cbante.
RÉCITATIF
Jeunes esdaves , croyez-moi , Votre sort est bien moios à plaindre Que Tons ne paraissez le craindre ; Je TOUS en donne ici ma foL
( D |rcnd un tbcorbe qu'une des escbves accordait; il en pince quel-
et continue son récitatif en prenant le café.)
Heorenx courtier! ancon de tes confrères Ne peut offrir des objets si cbarmans; ( Aux csdavcs.) Ab! poissent mes conseils... ma gaité, mes acoen5< Rendre tqs peines pbis légères!
ROXDEAU.
Ne TfMB affligez pas D'èlre dans Tesdayage; Un tel sort à Totre ige Offine encore des appas ;
8 GULNARE
Apprenez qu'en tous lieux , "
Quoique Ton s'en défende ,
Femme arec deux beaux yeux , {bis,)
A son maître commande :
Oui , l'esclave en tous lieux ,
Quoique l'on s'en diîfende ,
Quand elle a deux beaux yeux :
A son maftre conunande.
Ne vous plaignez donc pas , etc.
Changer pour être mieux , Est-ce donc chose étrange?
D'un patron dédaigneux, Un plus aimable venge ; Quand c'est pour être mieux , Moi , je suis pour qu'on change.
Ne vous affligez pas , etc.
( Elles se préparent à danser entre elles.)
Bien! bien! voilà comme j'aime à vous voir; je vous garderais plutôt toute Tannée que de vous céder à quelqu^un qui pût faire votre malheur.