GASPARD, ADOLPHE
ADOLPHE , à pui.
U est seulL. bon... (A Gaspard.) Mon amiL. je ne pois pas rester là-haut d^abord; sa fenêtre est da côté opposé à la mienne ; je Tiens de monter sur le toit, pour tâcher seulement de raperceToir... Imposable... dans la même tour du moins... c*est tout ce que je tous demande.
GASPAKD, pcadant «pi^ Adolphe va regarder par h fenêtre, d«
rèCê où est celle de Cbnt.
Le pauTre jeune homme!... monter sur le toit, risquer de se casser le cou... pour aperccToir seulement sa femme... tandis qu'à Beriin... dans la même maison... il n^aTait qu^à... Ah! mim Dieu!
ADOLPHE^ à part.
Je ne la Tois pas. (liaiA.) Eh bien ! repondei donc^ pouTezTous...
GASPVRDu
Patieiice !. .. aTant de tous donner une autre diambre , que diriez-TOus... (il lefiaide de tous o6té». ) si f a- Tais là... Prenons garde... un petit billet...
ADOLPHE
D^elle!... ah!.,.monaini! monsaureur... donne... donne.
GASPABDi
Doucement, je sexais perdu si numsieur le commandant..
TOH. n. Il
i66 ADOLPHE ET CLARA,
ADOLPHE
Ne crains rien... ( Il prend la lettre , et lit.)
« Cher Adolphe ,
» J'ai été singulièrement sensible à Tintérét que vous venez de me témoigner...
— C'était si naturel.
» Il m^a fait sentir plus vivement mes torts en- » vers vous...
» Tose espérer qu^un jour je pourrai les répa- » rer...
— Cette pauvre petite!...
» Je pourrai les réparer... Je crains bien de » n^en avoir de long-temps l'occasion... -^ Je le crains bien aussi !...
» Croyez que ma tête seule...
— Eh! c^èst la mienne ! c'est la raiemie !... » a été coupable , et que mon cœur... »
— Le mien est gonflé... J*étouffe! je ne puis plus lire... il m^est impossible d'achever, (il baûe la lettre , et U met dans son sein.) Je la relirai cent fois, quand je serai là-haut. Mon ami , ce que vous avez déjà fait pour moi m^autorise... Mon ami, je vais devenir fou , furieux , capable de tout... D faut la sauver de cette prison, me réunir à elle... Cent mille francs, si vous m'aide)^ dans ce projet.
GASPABD.
Cent mille francs!... Ali!. . .
ADOLPHE
Deux cents ! si vous voulez , et je signe.
OPER A-COM lOU E. 167
Mais mon deiroir... la punitioiL . . si on découTre. . .
Tou» Tiendrez a^ec noos ; tous ne nous quitterez jamaisL
Ma conscience. . ^ . car enfin , c^esl nne femme
A moi!
Son mari, je TaToue , est un jeune insensé — qui s^est conduit assez mal... Bfais —
ADOLPBK.
Eh! c^est moi! moi... moi, qui la rendais matheureuse , et qui Teux désormais consacrer mes jours à son honheur.
(Test Totre firamie! est-ce l^en sur?
J^en atteste le cieL.. Promettez-moi donc... tous êtes ému ! —
GASPAHD, fermai 4'êtKte«cké, H s*a
^on , non. Monsieur —
Tous TOUS attendrissez!
Ça... ça n^'est pas rrm.
Vous Terscz des larmes*
i68 ADOLPHE ET CLARA,
GASPARD t à part, et riant
Je ne croyais pas si bien faire*
ADOLPHE
Eh bien ! . . .
Eh bien ! il faut en convenir , je ne puis vous résister, et je risquerai tout pour vous servir.
ADOLPHE, rembntfsant.
Ah ! mon cher ami ! . . .
GASPARD
Ecoutez-moi',... mais voyons avant. . .
ADOLPHE. ( 11 regarde de tout cAtds. )
Oui, voyons... personne. *
GASPARD
Il n*y a donc d^autre moyen pour vous sauver, que cette fenêtre qui donne sur les fossés , et qui est à peu près à ^4ngt pieds du sol.
ADOLPHE
Je les sauterai.
GASPARD
Oui ; mais ni elle , ni moi , nous ne les sauterons pas. . .
ADOLPHE
C'est vrai! comment donc faire.'*
GASPARD
Il faut une longue échelle... j'en ai une la... nous descendrons, et nous arriverons au parapet.
ADOLPHE
Nous voilà au parapet !
GASP.UID.
Nous ne sommes pas encore au parapet » mais
nous y serons ; .. nous tarouTerons alors une petite porte secrète... j*en ai la cle£..
ahouphe»
Nous ommMis la porte secrète.
n y a là trois sentineDesL
ADOLPHE
Nous les toonSb
GASPABDl
Non, non... nous ne les toons pas. - .
Eh bien ! nous ne les tnons pas. • -
GASPABn.
Maôs nous les payons bien.
ADOUnK.
Tout ce qa% demanderont.
GASPABA
Je TOUS mène chez mon fils ; des cheTaux sont préparés 9 un pour tous deux, Tautre pour moi , et nous Toilà...
En Espagne.
GASPARD
En Espagne !... Alors , nous sommes en sùrete. Ne perdons pas un instant... La nuit cononence à être noire ^ tous les prisonniers doiTcnt être retirés^
ADOLPHE
EtOara.
GASPABD.
Je Tais la cherdier... restez la. . .
tjo
ENSEMBLE
ADOLPHE^ On , mon amif fe reste U.
GASPARD
Point de bruit , le plus grand silence.
ADOLPHE
Point de bruit, le plus grand silence.
N'allez pas faire d'imprudence.
ADOLPHE
Comment peux-tu craindre ceh ?
L'amour repond de ma prudence*
GASPARD
L^amour... Eh! restez toujours là.
ADOLPHE
Je reste U.
Comme mon cœur bat et palpite En ce moment cruel et doux !
O nuit ! protège notre fuite ; Amour, daigne rcilbr sur nous.
GASPARD
Vous êtes li... bon, point de bruit:
A l'instant même elle me suit.