‹ Œuvres choisies de MarsollierChapitre 70 sur 219 · GAS»AB · texte numérisé non relu

GAS»AB

Et si Ton était renversé...

ADOLmC

Dans mes bras^ c*est moi qpn la porte.

GASPA&D

On aurait tool le corps hrisé.

( Voyant b canette que tient Clan.) Qn'est-cececi?

17a ADOLPHE ET CLARA,

CLARA

Des diamans pour^^ivre En pays étranger où yods allez nous suivre.

Et les cartons?

CLARA

Plus jamais, plus jamais, M6n amouir, mes vertus, pareront seuil mes traits,

GA5PARD, À part*

Oh! pour le coup, elle est guérie.

AHOLPBE.

Ah ! je Tadore , et pour la vie.

( A Cbra, en Inî oflTraDt sa redingott^^ qui Cfl sur wn firalemL) Mets cet habit, car il bit froid*

CLARA

Froid«.« prés de toi!

f ( Montraot Gaspard.)

/ An plus âgé... c^eirt \m qui doit...

(EBc MMt b redia^otte «tir le <n>rpf de Gaupard^ tfû m laMM? faire

arec aUenéméemmL)

Attendez , i|De y: la hotMtnnne,

GASTARD. ADOLPtfJI^

Soin* totichaiis! Ahf c4»nuneelleeftboiroeL.

CLARA, se aiffprciMMl f«r ce «{m'éproôTe Gaspard.

Jataw ■'■iiw,„ Qommut Hbkêotmtt

Non 9 je pleive^ On^ je buêouae^ PartotÈS a préKot.

AOnCFKE. deseead le prcMcr

MV wffkL A UïL^bk ■uoL^ kmL*k pied par idu ( I !m pose ■■ p«ed jar le preauer <ttf:fti»i«)a , et b , kM» repr ^w^jt

EepreiMerwCÎO

OPÉKA-COMIQUE- ijî

ENSEMBLE

( Xd^fhe est sv Fcckcle, Cbn ftctr à 7 «oirtcr, cft Gai^wd tm

avattL) AHOLVHE IT CXAILA.

CoBuoe mon ccror ImI et palpite En et moBicnt cmri et doux!

O naît ! protège notre finie ; Amoor, daigne TeiDersornoos^

M I Hon conr anssa kai et palpite;

Mais Tiainient ce n'est pas de penr! O noit! qpe Tinstant de knr finte Soit le signal de lenr bonheur?

( On entend un covp de caonon.)

GASPABD, feignant.

O ciel ! tout est décooreri ! Talanne est donnée , les sentinelles aTerties ; nous sommes perdus, et que Tais-je devenir !...

( l.e tambour Lai la fvnérde.) CLAEA.

MiMi ami, nons dirons que cVstnous...

scÈKE xvm.

LES PEÉCÉBEKS , M. DE LIMBOURG , gaedes .

DOMESTIQUES aTec des flamU-ain.

SE UMBOrEG.

Qn^on arrête le perfide geôlier, et qn*à l'insiant il soit mis ann fers...

GàSPAEB, fcignwt.

Grâce 9 Monsieur le commandant.

CIAEA » r^tcnaot €^as|ard.

CTesl nous seal&.. arrêtez, oononsironsaireclui.

n,i ADOLPHE ET CL\RA,

GASPARD^ 4 ptrt.

Comme eile a bon cœur !

DE UMBovna.

Ecoule/ymoi ; un courrier qui vient d*arriver à rinstantt m^apprend qu^en effet vous étesmarii^«,.,

CLARA

Ah ! VOUA voyez^ ! Monsieur.

UK UMBOURG*

Il m^annonce auMi le motif pour lequel on voua a réunis ici.,. Votre oncle , persuadé que vous avez tous les deux des torts,.*

CLARA

J'en ai eu ^ cela est vrai.

ADOLPHE

Et les miens donc? les miens?,..

DE LtMBOlJRO*

A d'abord voulu vous en faire repentir; mais bientôt Tamitié Remportant sur sa colore , et voulant adoucir Tordre cruel qui vous relient prisonniers « il s*cst décidé à ne punir que Tun de vous deux,..

AfXiLPHK.

CVst moi...

CL^BA

Attendes f laissées finir Mouaieur...

DK UMBOIJROi

Bien convaincu « de plus, que quelque chose qui arrive ^ vous ne pouveas plus être heureux ensemble.

CLARAé

Ah! par exemple.M cela»«i

OPÉRA-COMIQUE. lyS

ADOLPHE

Attendez, laissez finir Monsieur...

DE UMBOURG.

Il m'envoie un acte de séparation... et le premier qui prouvera sa docilité, en le signant, sera libre sur-le-champ...

ADOLPHE

Une séparation! jamais!... rien au mondé ne m'y fera consentir. .

CLAÉA.

Ni moi... jamais.

ADOLPHE

Cependant , s'il n*y a que ce ^eul ittbyen pour rendre à la société... k sa famille... au bonheur une femme jeune et sensible ; si par-lli je Tarrache à une existence affreuse * à un séjour horrible... qui peutêtre lui coûterait la Vie... alors;., je consens à tout, je yeux bien qu'elle sigoe... je l'ordonne même ; mais que sur-le-champ elle soit tnise en liberté.

CLARA

Non , Monsieur, non , Monsieur. . . je ne signerai point... je ne signerai point... et vous devez bien penser, mon ami, que si je refuse ce n'est pas pour vous désobéir;... mais, soyez raisonnable, Adolphe... à votre âge... dans la carrière militaire, pouvant vous distinguer, mériter l'estime de vos supérieurs , de tout ce qui vous entoure... Pourrais-je vous voir consentir à perdre ici votre jeunesse et votre réputation ? Non , signez «t par- 'tez... pensez seulement quelquefois à votre Qara ,

qui , dans sa retraite , apprendra , comptera vos succès , et se dira , pour se consoler, que vous êtes heureux et que vous l'aimez encore... Parlez donc , je ne vous Tordonne pàs^ moi... mais je vous en prie à genoux.

ADOLPHE

Non , non , c*est impossible , je ne signerai pas.

OlâARA.

Si , sL.. il le faut.

ADOLPHE

Pars, pars, ma bonne âinie...

CLARA

Je ne veux pas, je ne veux pas, mon bon ami...

ADOLPHE

Eh bien ! étô\ïie..é oui... tes yeux... les miens... tu m^entends... Clara.

CLARA

Adolphe !

ADOLPHE

Point de séparation ; jamais de séparation! ici..« tous les deux... et pour la vie...

( Il déchire Pacte. ) CLARA , déchirant aussi.

Ici... tous les deux... et pour la vie !

ADOTJPHE, donnant Pacte déchiré.

Tenez, Monsieur... vous pouvez à présent envoyer au ministre notre réponse.

i)E LIMÉ0UR(^, enchanté.

Que je suis ému!... (Haut.) Cbihnient! vous aimez mieux rester ensemble dans une prison... ,

ADOLPHE

Ce sera désormais le temple du bonheur. Notis ne vivrons plus que pour nous... ' *'**

CLARA

Nous dirons adieu au monde , à ses vains plaisirs.

ADOLPHE

L^amour... ramilié... car , vous nous aimerez , j'en suis sur... (Montrant Gaspard.) la recounaissance... (vous nous accorderez la grâce de ce brave garçon ) vont à jamais embellir cet asile : féliciteznous , ce n^est que de ce moment que nous sommes heureux.

DE LEMBOURG , arec tendresse.

£h! trop cruels... trop aimables enfans! Comment ! ce n*est que dans cette triste retraite que vous vous apercevez combien vous étiez nécessaires au bonheur l'un de Fautre; tandis que, dans la capitale , libres de vous aimer , de vous le dire , vous empoisonniez mutuellement vos jours par des querelles.

CLABA.

CHi! nous n^en aurons plus, soyez-en sûr.

( £Ue embrasse Adolphe. ) DE LIMBOUBG , avec bonté.

Je le crois , je le crois ; diaprés cela, je ne vois nul inconvénient que vous ne retourniez à Berlin.

ADOLPHE, étonné.

Comment !

CLABA.

Expliquez-vous !

DE UMDOURG.

£h ! oui s vous êtes libres tous deux , vous TaVez toujours été ; ce n'est qu^une leçon que la plus tendre amitié a voulu vous donner , et dont vou«

saurez profiter. Cette forteresse n'est que le vieux château de Lîmbourg^ de Tancien ami de votre oncle ; ce terrible geôlier... le brave Gaspard... mon garde - chasse , les sentinelles , mes domestiques...

ADOLPHE

Ah, mon amie! quelle obligation nous avons à ce brave officier !

Sans doute !«.. ah! mon oncle 4 quel tour!... revenus à Berlin , nous l'en remercierons, nous fuirons les perfides conseils...

ADOLPfaE.

Ces sociétés dangereuses.

CLARA

Surtout, mon ami, n'oublions jamais le château de Limbourg.

DE LIMBOTTRG.

Si vous croyez me devoir quelque reconnaissance, revenez tous les ans, à pareil jour, fêter avec moi la délivrance de nos deux aimables prisonniers.

CHŒUR

Que Famour et que la gatté

Régnent dam | ^F^ \ lieoreux ménage ,

De la leçon et du voyage !

OU

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