ACTE 111, SCÈNE XI. 1Ô
hambre toute petite, et hien fermée en dedans... Tu viens e que Véléphant fil un testament avant sa mort*^... -ce pas là un mensonge digne d'excommunication? vigIa. Oui, mon père.
PÈRE CARDiE^N. Cependant la petite chambre n'est nulleembarrassée par ce mensonge ni par mille que lu pourire après ; ainsi les âmes du paradis n'occupent point de , tout comme e^tam les mensonges... £n somme, deux ies tiendraient en paradis.
viGiA. C'est pourtant une belle chose que de savoir lire " ! . . . , mon4)ère spirituel, je voudrais apprendre de vous deux îs rTune, si ma maîtresse doit aller en paradis''' ; Taufre, Turc viendra ou non".
PÈRE GARDIEZ. Quaut à la première de ces deux ques- , ta maîtresse restera vingt-cinq jours en purgatoire en- I ; et puis elle iça, pour cinq ou six jours, dans les limbes ; lis, dexteram pairiscœli cœlorum.
VICIA. 11 s'est dit pourtant que non, et qu'elle est dam-
PÈRE GARDIEN. Nc Ic saurais-jc point, moi?
VîfciA. Lingues de vipère?...
ÎPÉRÊ GARDIEN. Quant à la venue du Turc, il n'y a rien 'ai lêNledans ; mais lors même qu'il viendrait, que t'im-
à toi ?
VIGIA. Que m'importe, à moi? ah! l'empalement ne me aucune manière. Empaler les pauvres petites femmes paraît, peut-être^ une plaisanterie?... Moi, je me déses-
au contraii'e, dé ce qu'il semble que nos prêtres se fasune fête d'être empalés !...
PÈRE GARDIEN. A quoi t'en aperçois-tu ?
viGiA. A ce (|u'ils ne prennent aucune i)récaulion au le, quand on dit : « Voilà le Turc ! le voilà ! »
PÈRE GARDIEN. Bavardagcs et sornettes!... Maintenant,
te conduise ! Tout à l'heure je vais prendre la poste, à î'd'un traité que j'arrange à Verucchio, afin que l'armée )mte Jean-Marie, ce juif musicien, soit tafllft en pièces ;
él, grâce à certaine confession que j'ai révélée, celte leçM leur apprendra à se révolter **, sois tranquille.