SCÈNE xn
ALVIGIA, ROSSO, PARABOLAN.
ALVIGIA. Grâce à sa bonne volonté et à la mienne, votre maitresse est dans notre maison ; et là elle ressemble en tout point à une colombe qui craint le faucon. Que votre seigneurie ne manque pas de tenir les lumières éloignées*®...; et, d'ailleurs, comme elle est venue habillée en homme, et ce, pour de bounesn*aisons..., je crains qu'il n'y ail du scandale.
PARABOLAN. Comment, du scandale ! Je m'ouvrirais toutes les veines, plutôt que de lui déplaire en rien.
ALVIGIA. Vous dites tous ainsi, vous autres seigneurs; et puis vous faiies... ; et vous dites : « Ah ! les bonnes femmes ^^ ! »
PARABOLAN. Je uc te comprends point.
ALVIGIA. 11 m'entend bien, le Rosso!
ROSSO. Non,- par Dieu!
186 LA C0(JPT|SANË.
PARABOLAQ». Quel scatidale peut-il résulter de ce qu'elle est vêtue en homme ^
ALviGÏA. Le (iiable est subtil, et les grands seigneurs ^ sont toujours éveillés.
Rosso. Je te comprends maintenant. MaUre, elle craint pour l'honneur... par derrière.
PARABOLAN. Quc le feu du ciel tombe et brûle qui se délecte d'un tel viceî...
Rosso. Ne blasphémez pas ainsi.
PARABOLAN. Pourquoi?
ROsso. Parce que le monde serait bientôt dégarni de seigneurs et de gentilshommes.
PARABOLAN. A Icur aisc!
ALViGiA. Je me lie à votre seigneurie... Attendez-moi ici; à Tinstant, je reviens à vous.