‹ Œuvres choisies de P. ArétinChapitre 63 sur 218 · ACTE IV, SCÈNE X. il · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE X. il

iement» reprend, à Taide de la fumée qui lui reste, cette niènie flamine qu'on approche d'elle ; mais de ce (|u'il croit prouver, lui, que les tonnerres sont les pets des nuages... Oui-dà, c'est comme je vous le dis, et je sais qu'ils se font sentir I

PLATARiSTOTiLK. Puisquc la sagB profession de philosophe enseigne à souffrir les infortunes, je supporte avec fermeté les tromperies de cette femme, et, à plus forte raison, ses paroles outrageantes.

TESSA. C'est notre tiaiure^^ de femme, et non pas la nature des choses, que vous auriez dû contenter, vous!... Et alors les ânes seraient restés dans leurs écuries, sans venir braire dans nos chambres !...

PAPA. T'a-t-elle chanté ta gamme ^' ?... A-t-elle su te la dire jusqu'au bout?... Sais-tu que répondre?... N'en as-tu point de honte?... Maintenant, allons-nous-en !... Et toi, cache-toi sous terre, semence du diable*'!

TESSA. Maintenant que je me suis soulagée à ma façon, je vais, nue et dépouillée de tout, m'en retourner là où je na(|uis... Ainsi,* maman, allons-nous-en, quelque heure qu'il soit.

PAPA. Prends ce lumignon, ma fille, prends, et maintenant allez-vous-en.

TESSA. Toi, porte un crucifix dans ton sein, car il te sera utile aussitôt que nos parents sauront ce qui est arrivé...*^ Viens donc avec moi, Nepitclla?

PAPA. Escortons-la par cette rue-ci.

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