ACTE I9 SCÈNE II
MA€0. Oui, mais tu ne dis pas que Tempereur nous veut du bieu.
LE siENNOis. Vous ne répondez point à propos.
MAGO. Reste coi. Un singe là-haut sur cette fenêtre! Guenon, hem! guenon!
LE siENNOis. N'avez -vous pas honte, vous, d^appeler les sioges dans la rue? Vous crevez de dépit, si vous ne vous faites prendre pour un fou, sans qu'on sache que vous êtes de Sienne •.
MACO. Ecoute : un perroquet parle.
LE siENNOis. C'est un pivert, maître.
MACO. C'est un perroquet, ne te déplaise.
LE siENJNOis. C'est UD de ces oiseaux peints de diverses couleurs, que votre aïeul acheta pour un perroquet.
MACO. J'en ai pourtant montré les plumes à l'orfèvre Oltonaïo ; il dit qu'à les voir elles sont de perroquet, et des plus belles.
LE siENNOis. Vous ôtes UDC bête, pardonnez-moi , de croire cet orfèvre.
MACO. Prends garde que je ne te châtie.
LE siEN?i0is. Ne vous fàchcz pas.
BiACO. Je veux me fâcher, moi ; je le veux. Et, si tu ne m'estimes point, malheur à toi !
LE siENNOis. Je vous cstimc.
MACO. Combien?
LE siENNois. Un ducat.
MACO. Je te veux du bien maintenant, sache-le.