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Dy-luy que plus il ne retourne, Hais bien qu'en sa place séjourne Au haut du front je ne sçay quoy De creux à coucher tout le doy :
Et toute la face seichée Devient comme une fleur touchée Du soc aigu. Dy-luy encor Qu*après qu'elle aura changé Tor De ses blonds cheveux, et que Tage Aura crespé son beau visage, Qu'en vain lors elle pleurera De quoy jeunette elle n'aura Prins les plaisirs qu'on ne peut prendre Quand la vieillesse nous vient rendre Si froids d'amours et si perclus, Que les plaisirs ne plaisent plus.
Mais, rossignol, que ne vient-elle Maintenant sur l'herbe nouvelle Avecques moy dans ce buisson?
Au bruit de ta douce chanson.
Je lui ferois sous la coudrette Sa couleur blanche vermeillette. *
Petit chef-d'œuvre. Ce je ne sçay quoy de creux à coucher tout le doy, cet âge où les plaisirs ne plaisent plus^ sont de charmantes beautés de style. Le trait de la fin unit la délicatesse à la volupté.
* Éd. P. Bl., t. Il, p. 420.