‹ Œuvres choisiesChapitre 16 sur 68 · ARAMINTE, DORANTE · texte numérisé non relu

ARAMINTE, DORANTE

ARAMINTE

Vous avez donc vu ma mère ?

DORANTB.

Oui* madame, il n'y a qu'un moment,

ARAWTNTB.

Elle me l'a dit, et voudrait bien que j'en eusse pris un autre que vous.

neiiANTB.

n me Ta patu.

AfUMniTE,

Oui ; mais ne vous embarrassez point, voo»

me convenez. '

tS LES FADSSBS CONFIDENCES

DORANTE

Je n*ai point d'autre ambition.

ARAMINTE

Parlons de ce que j'ai à vous dire ; mais que ceci soit secret entre nous, Je vous prie.

DORANTE

Je me trahirais plutôt moi-même.

ARAMINTE

Je n*hésite point non plus à vous donner ma confiance, voici ce que c'est : on me veut marier avec M. le comte Dorimont, pour éviter un grand procès que nous aurions ensemble au sujet aune terre que je possède.

DORANTE

Je le sais, madame, et j'ai eu le malheur d'avoir déplu tout à l'heure là-dessus & madame Argante.

ARAMINTE

Et d'où vient?

DORANTE

C*est que, si dans votre procès vous avez le bon droit de votre côté^ on souhaite que je voub dise le contraire, afin de vous engager plus vite à ce mariage; et j'ai prié quon m'en dispens&t.

ARAMINTE

. Que ma mère est frivole ! Votre fidélité ne me surprend point ; j'y comptais. Faites toujours de môme, et ne vous choquez point de ce que ma mère vous a dit; je la désapprouve. A-t-elle tenu quelque discours désagréable?

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