DORANTE , LUBIN
LUBIN, tntt*oduisant Dorante,
Ayez la bonté, monsieur, de vous asseoir un moment dans cette salle. Mademoiselle Marthon est chez madame^ et ne tardera paa Il descendre.
DORANTS.
Je TOUS suis obligé !
Si vous voulez, je vous tiendrai compagnie, de peur que l'ennui ne vous prenne : nous discourrons en attendant.
DORANTE
Je vous remercie, ce n'est pas la peine; ne vous détournez pomt.
6 LBS FAUSSES CONFIDENC3E8
LUBIN
Voyez, monsieur, n'en faites pas de iaçon i nous ayons ordre Ûe madame d'être non-< nête, et vous êtes témoin que je le suis.
DORANTE
Kon, TOUS dis-je; je serai bien aise d'ôtre un moment seul.
LUBIN
Excusez> moioaieuri et restez à yotre fan^ taisie.
SCiUI II
DORANTE, DUBOIS, entrant avec m air de
mystère,
DORANTB.
Anr te YOilà?
DUBOIS
Oui, je vous guettais.
J'ai cru que je ne pourrais me débarrasser d'un domestique qui m'a introduit ici, et qui voulait absolument me désennuyer en restant. Dis-moi, M. Rémi n'est donc pas encore venu?
DUBOIS
Non; mais voici ]*heure & peu près qu'il vous a dit qu'il arriverait. (// recherche et regarde.) N'y a-t-il là personne qui nous voie ensemble? Il est essentiel que les domestiques ici ne sachent pas que je voua connaisse.