CTE II, SCÈNE IZ
SClNI II
ARAMINTE, LE COMTE, Madame ARGANTB,
ARAMINTE
Marthon^ qu'est-ce que c'est qu'un portrait dont monsieur le comte me parle, qu'on vient d'apporter ici à quelqu'un qu'on ne nomme pas, et qu'on soupçonne être le mien? Instruisez-moi de cette nistoire-là.
MARTHON, dun air réoeur.
été^ ^ .
a rien là qui vous intéresse.
LE COMTE
Comment le savez- vous, mademoiselle t Vous n'avez point vu le portrait.
MARTHON.
N'importe; c'est tout comme si je l'avais vu. Je sais qui il regarde; n'en soyez point en peine.
LE COlfTE.
Ce qu'il y a de certain, c'est nn portrait de femme, et c'est ici qu'on vient chercher la personne qui l'a fait faire, à qui on doit le rendre ; et ce n'est pas moi.
MARTHON.
D'accord. Mais quand je vous dis que ma* dame n'y est pour rien, ni vous non plus.
8ft LES FAUSSES CONFIDENCES
ARAMIMTE.
Eh bien, si vous êtes instruite, dites-nous donc de quoi il est question ; car je yeux le sajroir. On a des idées qui ne me plaisent point, parlez.
MADAJiB. ABQANTE.
Oui, ceci a un air de mystère qui est désagréable. Il ne faut pourtant pas vous fâcher, ma fille : M. le comte vous aime, et un peu de jalousie, même injuste, ne nieaBied pas h un amant* ^^' ♦^***^^«^
LE OOBfTB.
Je ne suis jaloux aue de rinconsu qui ose se donner le plaisir d'avoir le portrait de madame.
ARAinNiv, viûemeni.
Comme il vous plaira, m^igeur; mais fai entendu ce que vous voulieToïte et je cnuns un peu ce caractère cL^êsprina. Eh bien, Marthon?
MARTHON»
Eh bien, madame^ voilà bien du brait t C'est mon portrait»
UfiOOMTB.
Totre portrait?
IfARTHON.
Oui, le mien. Et pourquoi non, s'il vous lHaltT II ne faut pas tant se récrier, ^-^«^-^-«w
MADAME AROANTE.
Je suis assez comme M. le comte; la. chose me parait singulière.
MARTHON.
Ma foi, madame, sans ranité, on en peint