TOUS
DORANTS.
Il est vrai.
ARAMINIB.
Écrivez. « H&tez-vous de venir, monsieur ^ votre mariage est sûr. » Avez-vous écrit?
DORANTE
Gomment, madame?
ARAMINTB.
Vous ne m'écoutez donc pas? « Votre ma« liage est sûr; madame veut que je voua l'écrive, et vous attend pour vous le dire. » (A part,) Il souffre, mais il ne dit mot. Est-ce qu'il ne parlera pas? « N'attribuez point cette résolution k la crainte que madame pourrait avoir des suites d'un procès douteux. »
DORANTS.
Je vous ai assuré que vous le gagneriez, madame. Douteux ! il ne l'est point.
ARAMINTB.
N'importe, achevez. « Non, monsieur; je suis chargé de sa part de vous assurer que la seule justice qu'elle rend ô. votre mente la détermine. »
DORANTE
Ciel l je suis perdu. Mais, madame, vous n'aviez aucune inclination pour lui !
ARAHINTE.
Achevez, vous dis-je. «Qu'elle rend à. votre mérite la détermine. » Je crois que la main vous tremble! Vous paraissez changé ! Qu'estce que ceia signiûe? Vous trouvez -vous mal?
DORANTE
Je ne me trouve pas bien, madame.
ARAMINTB.
Quoi! si subitement? Cela est singulier.
Pliez la lettre, et mettez : a A monsieur le comte Dorimont » Vous direz à Dubois qu'il la lui porte. {À part) Le cœur me bat! (il Dorante,) Voilà qui est écrit tout de travers ; cette adresse-là n'est presque pas lisible. (À