‹ Œuvres choisiesChapitre 52 sur 68 · ACTE 111, SCÈNE VIII iOt · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE VIII iOt

LB COMTB, HsohU

« Auquel cas je n'ai plus que faire k Paris. y./ j Vous êtes àkLïffllte de vous embarquer, et Jo '^ ^ suis déterminé a vous suivre. »

MADAME AROANTE.

Bon voyagre au. galant !

M* REMI

Le beau motif d'embarquement t

MADAME AROANTB.

Bai bien, en avez-vous le cœur net, m»^ flUe?

LÉ COMTE

L*éclaircissement m'en paraît complet.

ARAMINTB, à DoTonte»

Quoi ! cette lettre n*est pas d'une écritmt' oontrefaiteT Vous ne la niez pointT

Madame...

ARAMOITl.

Betirez-Yous.

M. REMI

Bh bien, quoit C'est de l'amour qu'il a; e»

n'est pas d aujourd'hui que les belles personnes en donnent; et, tel que vous le voyez, il n'en a pas pris pour toutes celles qui au* raient bien voulu lui en donner. Cet amourlà lui coûte quinze mille livres de rente^sans compter les mers qu'il veut courir: voua le mal; car, au n?ste, s'il était riche, le personnage en vaudrait bien un autre; u pourrai!

bien dire qu'il adore. {Contrefaisant madame Argante.) Et cela ne serait point si ridiculo»

Accommodez-vous; au reste Je suis votre sep- Titeur, madame. '

(U êwt)

MÀBTHON.

Fera-t-on monter l'intendant que M. le <;omte a amené, madame?

ARAMINTE

N'entendrai-je parler que d'intendants? Allez-vous-en f vous prenez mal iiotre tem]iB pour me faire des queations.

{Marthon sort»}

MADAlfS ARGANTE.

Mais, ma fille, eUe a raison : c'est M. le comte qui vous en répond, il n'y a qu'à le prendre.

ARABnNTX*

•^ » moi, Je ri'ten veux point-

LB COMTE

Est-ce à cause qu'il vient de ma part, madame?

Vous êtes le maître d'interpréter, nKmsietir: mais je n'en veux point. .

LE OOHrK»

. Vbus vous expliquer là-dessns d'tm air d0 Vivacité qui m'étonne.

nADAMB AROANTI;

Mais, en effet; je ne vous reconnais pafr Ouest-ce qui vous HLche?

ARAMINTE

TAut i on j'y est mai prjs; il y a dans totift

ACtt m, Bcftm ne iOt

ceci des façons si désa^ables, des moyesB si offensants^ que tout m'en choqué.

tfAOAMB AROANTB, étotmée.

On xw TOUS entend point

Quoique je n'aie enxîune paît it oe qui ytenl de se passer, je ne m'aperçois que trop, ma* dame, que je ne suis pas exempt èe votre mauvaise humeur, et je serais fftché d'yeoiH tribuer davantage par ma présence.

MADAJIS ABOANTS.

Non, monsieur, je vous suis. Ma ûlle, je retiens M. le comte; vous allez venir nous trouver apparemment. Vous n'y songez pas. Aranàxrte; on ne sait que penser.

SCiMI II

ARÂMINTB, BDO(»B.

fiUBOIS. '

Enfin> madaiBe, à ce qm Je voIilvoiib èa voilà délivrée : qu'il devienne tout ce qu'il voudra à présent; tout le monde a été témoin de sa folie, et vous n'avez plus nen. à ciaâadre de sa douleur: il ne dit mot. Au reste, je viens seulement de le rencontrer plus mort que vif, qui traversait la galerie pcrar aller chez lui. Vous auriez trop ri de le voir mn^

Sirer: il m'a pourtant £ai£'pitié; je l'ai vu si éfait> si p&le et si triste, que f ai eu peor qu'il ne se trouvAt maL

ARAMINTK, qui ne Ta wu regardé jusque-Ut, H qui a Umjoun révi, dit cTun ton kauti

Hais qu'on aille donc voir; quelqu'un 1^^

104 L» WAXJeSBB 00NFIDKNCB8

il soitit Que ne le seeouriez-Yoïifit VtkVMl tuer cet homme?

DUBOIS

qui

qa*L . , »-

suis venu que pouryous dire une chose; c'est que je pense qu'il demandera à tous parler, et Je ne conseille pas à madame de le voir dafantage; ce n'est pas la peine.

ARAJnNTB, sèchemeni.

Ne vous embarrassez pas ; ce sont mes affaires.

DUBOIS

En un mot, vo\is en dtes quitte; et cela par le moyen de cette lettre qu'on tous alue. et que mademoiselle Marthçn a tirée deXûbin par mon avis : je me suis douté qu'elle pourrait vous être utile; et c'est une exceuenta idée que j'ai çue là, n'est-ce pas, madamet

▲RAMINTB, froidement.

Quoi ! c'est à vous que j'ai l'obligation di te scène qui vient de se passerT

DUBOIS, Ubremeni, Oui, madame.

Méchant valet» ne vous présentez plus deypskt moi.

DUBOIS, comme étonné.

' Hélas I madame, j'ai cru bien faire.

▲RAMINTB.

Allez, malheureux, il fallait m'obéir; je vous %vais dit de ne plus vous en mêler. Vous m'a-

Àcn m, 8CÈNB X 10^

Tes jette dans tous les désagréments que Je Toulais éviter. C'est vous qui ayez lépanda tous les soupçons qu'on a eus sur son compte, et ce n'est pas par attachement pour moi que vous m'avez appris qu'il m'aimait* ce n%st que par le plaisir de faire du mal. Il m'importait peu d'en être instruite: c'est un amour que je n'aurais jamais su.et je le trouve bien nalfieureux d'avoir eu affaire à vous, lui qui a été votre maître, qui vous affectionnait, qui vous a bien traité, qui vient tout récemment encore de vous prier k ^noux de lui garder le secret Vous l'assassmez, vous me &aliis8ez moi-même; il faut que vous soyez capable de tout Que Je ne vous voie Jamais»

et point de réplique.

DUBOIS 8*en va en nant.

Allons, voilà qui est parfidt

seiHi X

ARÀMINTB, HARTHON.

MARTHON, iriMte.

La manière dont vous m'avez renvoyée, Il n'jr a qu'un moment, me montre que je vous suis désagréable, madame, et Je croiis vous ftire plaisir en vous demandant mon congé.

ARAiniiTB, frotàernenU

Je vous le donne.

MARTBON.

Votre intention est^e que Je sorte dès ftTdourd'iiui, madamet

AIUIONIS.

CkNQune vous voudrez.

if 06 TJSS FAUSSES CONVIDÏNCES

MA.RTHÛN.

Cotte anrQDtuie-ci est Men triste pour mott

AKAilINTB.

ûhl point d!asBplicatioBi, a'il tous platt.

UARTHOIf.

Je eulB fia désespoi]:. '

Est-oe que vous ôtes fâchée de voua en al« 1er ? Ëh bien, restez, mademoieelle, restes, Xj eoaseas ; mais finleaova

MAHTBON.

Après les Wenfaits dont vone rn^VB* coni-' blée, que feraisje auprès de vous à présent que je voue suis suspecte, et que j'ai perdu toute votre coBÛMieet

ARAMIKTB.

Mais que voulex-vous que je vous confie t Inventerai-je des secrets pour vous Iqs dire?

AURTVON.

n est pourtant vrai que vous me renYOïyez, madame : d*où vient ma disfipr&ce?

ARAlfTNTB.

Slle est dans votre imagrinatian. Tbns me demandez TOtre congé, je yous le donne.

MAJITHON.

par

SOS ftimatâfe^ ^ voua aime piua qu^copi n*a mais aimé.

▲BAMIKTB. à paru Hélas I

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