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5. Général français, qui, envoyé en Vendée, y conduisit la guerre ave audace el prudence. Né en 1751, il fut condamné à mort ave. Danton, et guillotiné à Paris, le 5 avril 1794
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avait des morts, dans les caves de Bretagne il y avait des vivants. Une des pins sauvages clairières du bois de Misdon, toute perforée de galeries et de cellules où allait et venait un peuple mj'-stérieux, s'appelait « la Grande ville ». Une autre clairière. non moins déserte en dessus et non moins habitée en dessous, s'appelait. <( la Place royale ».
Cette vie souterraine était immémoriale en Bretagne... Tour à tour les troglodytes pour échapper aux celtes, les celtes pour échapper aux romains, les bretons pour échapper aux normands, les huguenots pour échapper aux catholiques, les contrebandiers pour échapper aux gabelous, s'étaient réfugiés d'abord dans les forêts, puis sous la terre. Ressource des bêtes. C'est là que la tyrannie réduit les nations. Depuis deux mille ans, le despotisme sous toutes ses espèces, la conquête, la féodalité, le fanatisme, le fisc, traquait cette misérable Bretagne éperdue, sorte de battue inexorable qui ne cessait sous une forme que pour recommencer sous l'autre. Les hommes se terraient.
L'épouvante qui est une sorte de colère, était toute prête dans les âmes, et les tanières étaient toutes prêtes dans les bois, quand la république française éclata. La Bretagne se révolta, se trouvant opprimée par cette délivrance de force. Méprise habituelle aux esclaves.
Connivence des hommes et des forêts ' .
Les tragiques forêts bretonnes reprirent leur vieux rôle et furent servantes et complices de cette rébellion, comme elles l'avaient été de toutes les autres.
Le sous-sol de telle forêt était une sorte de madrépore percé et traversé en tous sens par une voirie inconnue de sapes, de cellules et de galeries. Chacune de ces cellules aveugles abritait cinq ou six hommes. La difficulté était d'y respirer. On a de certains chiffres éti"anges qui font comprendre cette puissante organisation de la vaste émeute paysanne. En Ille-et- Vilaine, dans la forêt du Pertre. asile du prince de Talmont, on n'entendait pas un souffle, on ne trouvait pas une trace humaine, et il y avait six mille hommes avec Focard ; en Morbihan, dans la forêt de Meulac, on ne voyait personne, et il y avait huit mille hommes. Ces deux forêts, le Pertre et Meulac, ne comptent pourtant pas parmi les grandes foiêts bretonnes. Si l'on marchait là-dessus, c'était terrible. Ces halliers hypocrites, pleins de combattants tapis dans une sorte de labyrinthe sous-jacent,