Elle en eut quatre, en réalité
3. Église détruite pendant la Révolution, et dont la tour Saint-Jacques, si heureusement conservée et restaurée, est tout ce qui en reste debout actuellement.
comme sous une testtido de boucliers d'airain1, débouchait par cet art. et ses Iliades prenaient la forme de cathédrales. Tous les autres arts obéissaient et se mettaient en discipline sous l'architecture. C'étaient les ouvriers du grand œuvre. L'architecte, le poète, le maître totalisait en sa personne la sculpture qui lui ciselait ses façades, la peinture qui lui enluminait ses vitraux, la musique qui mettait sa cloche en mouvement et soufflait dans ses orgues. Il n'y avait pas jusqu'à la pauvre poésie proprement dite, celle qui s'obstinait à végéter dans les manuscrits, qui ne fût obligée pour être quelque chose de venir s'encadrer dans l'édifice sous la forme d'hymne ou de prose...
Ainsi, jusqu'à Gutenberg, l'architecture est l'écriture principale, l'écriture universelle...
Au quinzième siècle tout change.
La pensée humaine découvre un moyen de se perpétuer non seulement plus durable et plus résistant que l'architecture, mais encore plus simple et plus facile L'architecture est détrônée. Aux lettres de pierre d'Orphée vont succéder les lettres de plomb de Gutenberg.
Le livre va tuer l'édifice.
(Livre V, chap. ii.i