‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 132 sur 670 · NOUVELLE TIRÉE DE BOCGACE · texte numérisé non relu

NOUVELLE TIRÉE DE BOCGACE

Je dois trop au beau sexe, il me feit trop d'honneur i De lire ces récits , si tant est qu'il les lise. Pourquoi non? c'est assez qu'il condamne en son

Celles qui font quelque sottise. [oorar

Ne peut-il pas, sans qu'il le dise,

> Enger signifie emplir , prodoire , créer, former. » D« petits Mazet.

Rire sous cape de ces tours ,

Quelque aventure qu'il y trouve ?

S'ils sont faux , ce sont vains discours ;

S'ils sont vrais , il les désapprouve.

Iroit-il après tout s'alarmer sans raison

Pour un peu de plaisanterie ?

Je craindrois bien plutôt que la cajolerie

Ne mit le feu dans la maison.

Chassez les soupirants, belles, souffrez mon livre;

Je réponds de vous corps pour corps.

Mais pourquoi les chasser? Ne sauroit-on bien vifre

Qu'on ne s'enferme avec les morts?

Le monde ne vous connolt guères , S'il croit que les faveurs sont chez vous finnOièreB:

Non pas que les heureux amants

Soient ni phénix ni corbeaux blancs;

Aussi ne sont-<» fourmilières.

Ce que mon livre en dit doit passer pour J'ai servi des beautés de toutes les façons :

Qu'ai-je gagué ? très peu de chose; Rien. Je m'aviserois sur le tard ' d'être cause Que la moindre de vous conunlt le moindre nnl! Contons , mais contons bien , c'est le point princqnl , C'est tout ; à cela près, censeurs, je vous conseifle De dormir comme moi sur l'une et Tantre oreille.

Censurez, tant qu'il vous plaira ,

Méchants vers et phrases méchantes :

Mais pour bons tours, laissez-les là.

Ce sont choses indifférentes;

Je n'y vois rien de périlleux.

Page 1