X. ALIS MALADE
Atis malade, et se sentant presser, Quelqu'un lui dit : Il faut se confesser; Voulez-vous pas mettre en repos votre ame ? Oui , je le veux , lui répondit la dame : Qu'à père André on aille de ce pas; Car il entend d'ordinaire mon cas.
Un messager y court en diligence; Sonne au couvent de toute sa puissance. Qui venez-vous demander ? lui dit-on.
C'est père André, celui qui d'onliiiaire Entend A lis dans sa confession.
Vous demandez, reprit alors un frère , Le père André, le confesseur d'Alis?
Il est bien loin : hélas ! le pauvre père Depuis dix ans confesse en paradis.
• La Footaine a écrit AHs et non Alix, et la rinie de U n%e que oe nom ne soit point duu^é.
XL PORTRAIT DTRIS.
IMfTATION D'ANACnÉOIf.
O toi qui peins d'une Êiçon galante.
Maître passé dans Cythère et Paphos, Fais un effort; peins-nous Iris absente. Tu n'as ponit vu cette beauté charmante, Me diras-tu : tant mieux pour ton repos. Je m'en vais donc t'instruire en peu de mots. Premièrement, mets des lys et des roses; Après cela des Amoiu^ et des Ris.
Mais à quoi bon le détail de ces choses? D'une Vénus tu peux Caire une Iris ; Nul ne sauroit découvrir le mystère :
Traits si pareils jamais ne se sont vus. Et tu pourras à Paphos et Cytlière De cette Iris refaire une Vénus.
Xn. L'AMOUR MOUILLÉ.