SCÈNE IL DAMIS,PARM£NON
Depuis qu'encore enbnt tu me fus présenté, Ton zèle à me servir s'est toujours augmenté; Aussi t'ai-je donné mes deux fils à conduire : Parmenon , si tn peux à l'hymen les réduire, Pour prix de tes travaux , je te veux affranchir. Peut-être que l'ateé ne se pourra flédur ; Son amour pour Thaïs est encore un peu forte; Entreprends pion cadet : qui des deux il n'importe. Dès-lors que j'en verrai l'un ou l'autre soumis , Tu te peux assnrer de ce qu'on t'a promis.
PÀRIIBNON.
Je ne reftise point nn si digne salaire ;
Mais rien que mon devoir ne m'exdte à bien foire :
Vous m'y voyez, monsieur, déjà tout préparé.
Non que je m'en promette un succès assuré;
U est des plus douteux du côté de Phédrie :
J'ai beau parler d'hymen , c'est en vain qu'on le prie ;
Tout autre m'entendroit , lui seul me semble souni.
DAMIS
Je m'enpromettois mieux, lorsque son prompt retour A détruit mes projets fondés sur son voyage.
VARMKNON.
On n'en rencontre point qui tiennent leur courage ; Tous ces fréquents dépits font peu pour ce regard. Hiotes entre amants sont jeux pour la plupart;
Vous les trouverez tons bâtis sur ce modèle : Un mot les met aux champs, demi-mot les rappelle; Et , tout considéré, ce qu'on peut foire id, C'est d'en remettre au temps la cure et le soud. Quant à votre cadet , j'en espère autre diose.
DAMIS
Qu'O s'assure de moi, quelque objet qu'il propose. Un antre auroit voulu s'en réserver le chdx; Maisn'étantpointd'hnmeuràprendretousmesdroits , Si la beauté hn platt , j'entends qu'il se contente , Et la dot d'une bru ne foit point mon attente. U me peut satisfaûne et suivre son désir, Pourvu que de naissance il sache la choisir. Ced les réduirait , s'ils étdent tous deux sages. J'ai du bien,graceaux dieux,assez pour trois ménages; Il ne m'est plus besoin de former d'autres voeux Que de me vohr bientôt renaître en mes neveux , Et qu'un petit CShérée entre mes bras se joue.
PARMBNON.
Yotredesir est juste, et, pour moi , je le loue.
DAMIS
Je m'en suis , Parmenon, si fort entretenu , Que je crois déjà voir mon cadet revenu.
PABMBNON.
Vous le verrez aussi, dormez en assurance; Je ne suis pas devin, mais j'ai bonne espérance. Qui vous en parleroit, monsieur, dès ai:yourcnmi?
DAMIS
Tu iatles un peu trop l'amour que j'ai pour lui.
PARMBKOM.
u n'est, à mon avis, que d'avancer matière.
DAMIS
Je remets en tes mains mon espérance entière.
Il s'en fout assurer le plus tdt qu'on pourra.
DAMIS
Agis, parle, dispose ainsi qu'il te plaira; Tâche à me rendre heureux parmi double hyménée: Si l'aîné pour Thaïs tient son ame obstinée. Je consens qu'il l'épouse avant la fin du jour. D'abord il te faudra combattre son amour, Et, s'il ne se rend point, lui redonner icourage. Tume vois, graoeauxdieux, assez sain pour mon âge; Mais si la mort nous trompe, et rend libre mon fils. Il conclura l'affoire, ou peut-être eucor pis. Je remets, Parmenon, le tout à ta prudence. De leurs plus grands secrets ils te font confidence : Ménage ton crédit, et m'avertis de tout; Il n'y fout plus penser, si tu n'en viens à bout. Je m'en vais cependant trouver Arehidémide : Par des tours de chicane un voisin l'intimide; Tu peux en voir l'avis qu'il me vient d'envoyer. A les mettre d'accord on devrdt s'employer : Il ne s'agit enfin que de fart peu de chose.