‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 253 sur 670 · SIXIÈME ENTRÉE · texte numérisé non relu

SIXIÈME ENTRÉE

LA FEMME DU SAVETIER enire d'abord ieuk. et enswU le MARCHAND DE BLÉ.

LA FEMME

Que mon mari feit Fassoté !

Il ne m'appelle que son ame; Si j'étois homme, en vérité, Je n'aimerois pas tant ma femme.

{Sur la fin du couplet de la femme , le Marchand de blé entre ^ et dit à part en regardant la bour tique du Savetier :)

LE MARCHAND

Ce logis m'est hypothéqué; L'homme me doit, la fenrnie est belle.

Nons ferions bien quelque marché, Non avec lui, mais avec elle.

( // s'adresse à sa femme. )

Vous me devez ; maïs , entre nous , Si vous vouliez... bien à votre aise...

LA FEMME

Monsieur, pour qui me prenez-vous ? ...

Voyez un peu frère Nicaise !

LE MARCHAKD.

Accordez-moi quelque foveur.

LA FEMME

Pourquoi cela?

LE MARCHAND

Comme ressource ; Songez que votre serviteur A beaucoup d'argent dans sa bourse.

LA FEMME

Je n'ai souci de votre argent.

LE MARCHAND

Pour faire court en trois paroles , La courtoisie ou le sergent.

Ou bien payez-moi six pistoles.

LA FEMME

Je suis pauvre , mais j'ai du cœur; Plutôt que mes meubles l'on crie.

Comme j'ai soin de notre honneur.

Je ferai tout.

( Le Marchand entre dans la boutique du Savetier. )

LE MARCHAND

Ma douce amie.

On doit apporter du vin frais; Quelque r^l il nous fout (aire.

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