LES FLEUVES
Commandez.
PÉNÉE
Que le sort vous a rendus heureux!
Hyménée et TAinour fréquentent vos rivagff: V^os grottes quelquefois leur prêtent des onJkrages : Ces dieux me méprisent tous deux.
APIDAilE.
laissez agir le temps; il peut tout auprès d'eux. \ peine a-t-il encor fait passer la princesse Des appas de l'enfance à ceux ^la jeunesse; lieux soleils ont à peine éclairé ipà printemps.
PÉNÉE
Combien de cœurs depuis ce temps Ont en vain soupiré pour elle !
Ah! si Tharsis pouvoit la rendre moins cruelle!
SPEACIIÉE.
Consultez la sibylle Isnièle :
Ix^ dieux peut-être par sa voix Obligeront Daplmé de suivre votre choix.
Hélas! jamais Daphnén'aiinera qae les bois.
AMPHBISE.
Ces plaisirs passeront : tout passe dans la vie : De différents désirs elle est entre-snivie. On y change d'homeur, on y efaange d'envie :
On y veut goûter de tout;
Le plus libre enfin se lie;
Tôt ou tard on s'y résout.
APIDAMB.
Il faut peu pour changer ces âmes si fiévsèras : L'exemple à ce doux nœud les amène teojoun.
Des bergers chantant kors amours , Dans les bras de l'hymen voir mener des bergères , Et leurs folâtres jeux snr les vertes foo^^ Apprivoisent les ceeurs , qui, devenus plus doux, S'accouiumentauxmots d'amour, d'amant , d'époux.
Des mots on en vient au mystère.
pénéE.
J'approuve vos raisons ; et Daphné, pour me plaire , Doit (aire en mon palais les bonneun de oe jour. On y va célébrer l'hymen du jeuneAmphrise;
Il s'engage avec Florise; La fête arrêtera ces princes à ma cour. Allons en prendre soin. Daphné vienC et Clymène;
Entrons dans la grotte prochaûie.