SCÈNE IL DAPIINÉ, LEUCIPPE
DAPHNé.
Qui VOUS consolera? ne le savez-vous pas?
LBLCîPPE. [Hélas!
Quoi ! je vous vois ! c'est vous ! c'est ma princesse !.. J'avois perdu l'espoir d'une faveur si douce. Craignez-vous d'approcher?
DAPH.Xé.
Je sens qu'on me repousse : \juelque charme arrête mes pas.
Mais, si c'est adoucir vos peines Qu'y prendre part, souffrir ces gênes.
Gémir avec vous sous ces dialnes , Vous aimer malgré tout , malgré cieux , malgré sort , Votre princesse en est capable.
LEIXIPPE.
Apollon , Apollon , tu fais un vain effort ! Je ne suis plus le misérable.
DAPHNÉ
Hélas ! j'irrite un dieu jaloux et redoutable ;
A qui dois-je adresser ma voix?
Je n'ose t'ii^voquer, déesse de nos bois. Dans ta cour, dans ton cœur autrefois j'avois place ; L'amour m'en a bannie ; écoute toutefois.
Je ne demande point pour grâce Que tu souffres mes feux , et qu'un hymen charmant Engage à d'autres dieux celle qui t'a servie ; Délivre seulement Mon amant.
Et prends le reste de ma vie.