DAPHNÉ, ACTE V. SCÈNE VI
[^emèekanipoêU, chargé des intérêts de latrm^,
dit ces paroles : ) Doi ! dans oes lieux sacrés on souffre la satire !
THALIE
Soyez les premiers à rire.
jes Ridicules se consolent , et font une entrée , dansant tous sur les mêmes pas , et gardant toutefois, autant qu'ils peuvent, leur caractère,) Mercure, monté sur Pégase, descend au sacré vallon. Il interrompt la danse des Ridicules , et vient présenter trois couronnes de laurier à ces trois genres de poésie, )
MBRCURB.
Chacun de vous doit être couronné :
ecerez ces présents de la part de Daphné.
Elle est maintenant déesse ,
Aimant le dieu de ces lieux :
Poussez-en jusques aux cieux
Des chants remplis d'alégresse.
)lercure revole au ciel , ayant laissé Pégase sur le double mont. Quatre auteurs lyriques et autant de Muses du même genre viennent danser en témoin \
gnage de joie; puis les Riàieuies se mêlent avec eux, formant différentes figures avec des branches de laurier qu'ils portent tous , et dont ils se font des espèces de berceaux. Cest le grand ballet. )
( Après qu'ils ont dansé une fois , une Muse du genre
lyrique chante ceci :)
II n'est que dé s'enflammer ; Laissez, laissez- vous charmer; La raison vous y convie :
Sans le dieu qui fait aimer, Que seroit-ce que la vie ?
(Le grand ballet recommence encore, puis une Muse lyrique chante ce second couplet : )
Chacun sent quelque désir; Tout consiste à bien choisir; Faites-vous de douces chaînes :
En amour tout est plaisir, Et même jusques aux peines.
CHŒUa.
Aimez , doctes nourrissons :
S'il n'étolt point d'amour, seroit-il des chansons?