PROLOGUE
(Le théâtre reprétente U Toe do Marly dani l'^i^poeiiieiit , et les bords de la Seine sur le derant.)
APOLLON descend.
Lk NTHW,
Dieo dn Parnasse et do sacré Talion , Quelle a?entare en ces lieux tous attire ?
iPOLLOIl.
Mars , de tout temps ennemi d'Apollon , Me ftirae à quitter mon empire.
LA ITVP».
Notre monarque f ous promet Un repos qu'on s'a plus sur 1^ double sommet.
APOLLON
Jupiter lui-même anroit peine A cahner aujourd'hui tant de peuplai divers. Rien n'impose à présent silence à rnaifers; Et cependant je vois les nymphes de la Se|ne S'occuper à l'euTi de musique et de vers.
LA mupii.
Noos tenons ces fiTeurs d'un roi plein de sagesse ; La terreur et l'effroi respectent ces beaux lieux.
Des chants les plus délioieuz
Nos bois retentissent sans cesse.
La paix règne dans nos ombrages.
Le murmure des eaux , les plaintes des amants ,
Les rossignols par leurs tendres ramages. Occupent seuls Écho dans ces lieux si charmants.
APOLLON. 4É
Joignons tous nos accords : approchex-vous , AcanlMJP^' Fille de l'harmonie , 6 paix douce et charmante !
> L'opéra d'Astrée fat mis en musique par Golasse , et joué en 14tl ; Il n'eut q«e peu de succès.
Gomme j'unis les voix , reviens ODir lea emm.
Par son retour, la saisou la plus belle Annonce en mille endroits la guerre et ses ftareurs;
Fais qu'en ces lieux l'amour se renouvelle.
APOLLON» LA NVUPII, Ot ACANTBI.
Opaix! reviens imir les emmv.
Par son retour» la saison la plus belle Annonce en miHe endroits la guerre et ses fàreurs; Fais qu'en ces lieux l'amonr se renouvelle.
Ll cMioa.
Fais qu'en ces Ueui l'amour ae reaouveBe.
APOLLON
Et VOUS , oompegooos du printemps, Zéphyrs» par qui les fleurs renaissent tous les I EmbeUissex ces bords de leurs grâces naïves;
Ramenei id ces benn jours ; Doux Zéphyrs , invitei à danse i siu ees tives
Flore et la mère des
LA NTUPII.
Dans ces lieux les dons de Flore
Font accourir les Zéphyrs »
Et les larmes de l'Amtire
Se joignent à leurs sonplrt.
Les fleurs n'en sont que pina beUes ;
Jouisses de leurs attraits :
Flore à leurs grâces nouvelles
Donne id de nouveaux traita.
Toutes saisons n'ont pas ees riobemes légères Dont l'émail peint nos ehamps de diverses couleurs
Bergov , venex cnellUr les fleurs;
N'y venex point sans vos bergères.
Jouisses des dons du printemps ;
Tout finit , profltei du temps.
caoïua.
Jouissons des dons do printemps; Tout finit, profitons du temps.
ACANTHE
On se plaint ici des cruelles; C'est un beau sujet pour nos chants.
Rendons-les tendres et touchants; Os pourront inspirer l'amour aux ccrars rebeDes.
LA NTuras.
Ce n'est point par de doux sons.
Par des vers et des chansons , Qu'on rend un comr moins sévère.
Il faut plaire; Qui n'est pas foit pour diarmer Ne doit point aimer.