SCÈNE PREMIÈRE
ASTRÉE
Enfin me voilà seule /et j'ai trompé Phyllis. Venez , monstres cruels : ce njjjl pas que j'espère
Que ma beauté foible et Nfere Donne atteinte à des sorts par l'enfer établis ; Je ne veux que mourir.
Céladon ! tu m'appelles.
Si parmi les choses mortelles Quelqu'une peut encor t'attacher id-bas y Plains la bergère qui t'iÉlore ; Ce n'est plus pour moi que l'aurore Reparoltra dans nos climats.
Clière ombre, je te suis. Adieu , rives cruelles ; Adieu , soleil ; adieu , mes compagnes fidèles : N'aimez point, ou tâchez de bannir de l'amour Les soupçons, les dépits, les injustes querelles; Celui que je regrette en a perdu le Jour.
Je ne vous fuis que pour le suivre ; A ce devoir il me faut recourir :
Si je vous ai promis de vivre.
Aux mânes d'un amant j'ai promis de mourir.
C'est trop tarder, ombre chérie :
Viens voir mon crime s'expier ; Aide mon cœur à défier Ces animaux pleins de furie.
Mais d'où vient que je perds l'usage de mes sens?
La mort sur mes j&ax languissants
Étend un voile plein de charmes.
Avec quelle douceur je termine mes jours! Quel plaisir de céder à de telles alarmes.
Pour se rejoindre à ses amours !