ASTRÉE, ACTE III, SCÈNE VL
Ah ! ne rappelez point une iqjiute délense^ Mes pleors ont lavé cette offense; Deviez-Tons suivre cette loi?
CliLADON.
Quoi ! vous m'avez pleuré! Ces larmes prédeuses Anroient arrosé mon tombeau !
Divim'tés, de mon sort envieuses, Avez-vous un destin si beau ?
Les yeux de la divine Astrée M'ont vengé de votre courroux :
Vous ignorez les plaisirs les plus doux : >Descendez en une contrée On de semblables yeux puissent pleurer pour vous.
▲STRÉE.
N'irritez point les dieux , et craignez leur puissance ; Vos transports les pourroient contre nous animer.
J'ai de vos feux assez de connoissanoe ;
Vous nfi^foez trop....
CELADON
Peut-on vous trop aimer ?
ASTRÉB.
Que je vous ai causé d'alarmes !
Ai-je trop pu les payer par mes larmes ?
Ah ! que nous bénirons nos fers ,
Si TAmour mesure ses charmes
Sur les tourments qu'on a soufferts !
ÂSTBÉEy CELADON, ensemble,
O doux souvenir de nos peines !
O nceuds par qui l'Amour recommence à Ibrmer
L'espoir le plus cher de nos chaînes y Redoublez les plaisirs qui viennent nous charmer !
O doux souvenir de nos peines !