RAGOTIN, ACTE II, SCÈNE
Oh!
Oh!
Oh!
Non.
Oh!
LA RANCUNB.
G'est-un pétard.
B. BOnVItLON.
Ooi, mais point de caqoet.
LA RANCUNE
B. BOUVILLON
Venez m*éclairer ; Motos au moms , poar cause.
LA RANCUNE
B. BOUVILLON
(II cUme le pétard à la parle d'Isabelle. ) Le Toilà cloué, Dieu merci! bouche dose.
LA RANCUNE
B. BOUVILLON
Vous ne savez pas pourquoi je le mets là ! i
LA RANCUNE
B. BOUVILLON
Apprenez-le; au moins ne dites pas cela.
LA RANCUNE
B. BOUVILLON
Vous veoiK de voir ma maltresse Isabelle.
LA RANCUNE
OuL
B. BOUVILLON
Dites-moi, comment la trouvez- vous? hem!
LA RANCUNE
Belle.
B. BOUVILLON
Demain un lacs d'hymen me donnera sa foi.
Peste!
B. BOUVILLON
A prendre sans vert nous jouons elle et moi : D'avoir perdu deux fois j'ai déjà l'infortune ; Mais avec ce pétard je veux qu'elle en perde une.
LA RANCUNE
Gomment?
B. BOUVILLON
Sur le minuit j'y viens mettre le feu. Isabelle, à ce bruit, ouUiant notre jeu, SorUra sans son vert, j'en suis sûr; sa surprise Fera que pour ce coup elle se verra prise. Le tour n'est-il pas drôle et bien trouvé ?
LÀ RANCUNE
Fort bien.
B. BOUVILLON
Adieu , je sors sans faire aucun semblant de rien. Chut.
LA RANCIWE.
Oh!
SCËNE IL
LA RANCUNE
Qu'un campagnard est fiit! Son IsdieUe Plaît au jeune Destin ; je le crois aimé d'elle. J'admire en vérité les femmes d'anjourd*hni; J'en vois peu qui ne soient quasi folles de loi. Du temps que je jouois les premiers penoimagei, Il n'auroit pas été propre à jouer les pages ; Parce qu'il est bien fait , jeune , et brillant d'alfa!, De toute l'assemblée il a les brouhahas. Je l'ai toujours hai , car il a du mérite. On vient; c'est Isabelle et lui : cadioasHioiis vite.
SCËNE IIL
LE DESTIN; ISABELLE, un flambeau à la
LE DESTIN
Sortez de votre chambre , et venez en ces lieux , De peur d'une surprise ici nous sefous mieiix; Au moindre bruit rendant la lumière iantOey Voilà votre retraite , et voici mon asile. Apprenez le sujet qui m'amène, en deux mois. Ce soir, après minuit , lorsque par ses pavots Le sommeil en ces lieux répan^a le silence , Je reviendrai vous prendre, et Causant diligence, Nous gagnerons la porte, où mon valet m'attend, Et.... Qu'avez-vous encor ? ce dessein vous suipitnd?
ISABELLE
Je ne le cèle point, sur ce fatal voyage Madame Bouvillon me donne de l'ombrage; Elle vous aime.
LE DESTIN
Eh bien ! craignez-vous son amour?
ISABELLE
Une femme à son âge , et la nuit et le jour Curieuse , et sans cesse attachée à sa suite ,' D'un amant qu'elle adore observe la conduite. Pour trouver un temps propre à nous Davoriser, N'avez-vous point quelqu'un qui puisse l'amuser ?
Qui?
ISABELLE
La Rancune est honune à vous rendre service.
LE DESTIN
Vous le connoissez mal , il a plus de malice Qu'un vieux singe ; envieux , contredisant , menteur, Et qui s'éborgneroit du meilleur de son cœar Pour faire perdre un œil à son voisin; faux frère , Médisant....
LA RANCi'NE, de l'endroit où il est caehé. Hem ! hem !