‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 368 sur 670 · RAGOTIN, ACTE II, SCÈNE · texte numérisé non relu

RAGOTIN, ACTE II, SCÈNE

Oh!

Oh!

Oh!

Non.

Oh!

LA RANCUNB.

G'est-un pétard.

B. BOnVItLON.

Ooi, mais point de caqoet.

LA RANCUNE

B. BOUVILLON

Venez m*éclairer ; Motos au moms , poar cause.

LA RANCUNE

B. BOUVILLON

(II cUme le pétard à la parle d'Isabelle. ) Le Toilà cloué, Dieu merci! bouche dose.

LA RANCUNE

B. BOUVILLON

Vous ne savez pas pourquoi je le mets là ! i

LA RANCUNE

B. BOUVILLON

Apprenez-le; au moins ne dites pas cela.

LA RANCUNE

B. BOUVILLON

Vous veoiK de voir ma maltresse Isabelle.

LA RANCUNE

OuL

B. BOUVILLON

Dites-moi, comment la trouvez- vous? hem!

LA RANCUNE

Belle.

B. BOUVILLON

Demain un lacs d'hymen me donnera sa foi.

Peste!

B. BOUVILLON

A prendre sans vert nous jouons elle et moi : D'avoir perdu deux fois j'ai déjà l'infortune ; Mais avec ce pétard je veux qu'elle en perde une.

LA RANCUNE

Gomment?

B. BOUVILLON

Sur le minuit j'y viens mettre le feu. Isabelle, à ce bruit, ouUiant notre jeu, SorUra sans son vert, j'en suis sûr; sa surprise Fera que pour ce coup elle se verra prise. Le tour n'est-il pas drôle et bien trouvé ?

LÀ RANCUNE

Fort bien.

B. BOUVILLON

Adieu , je sors sans faire aucun semblant de rien. Chut.

LA RANCIWE.

Oh!

SCËNE IL

LA RANCUNE

Qu'un campagnard est fiit! Son IsdieUe Plaît au jeune Destin ; je le crois aimé d'elle. J'admire en vérité les femmes d'anjourd*hni; J'en vois peu qui ne soient quasi folles de loi. Du temps que je jouois les premiers penoimagei, Il n'auroit pas été propre à jouer les pages ; Parce qu'il est bien fait , jeune , et brillant d'alfa!, De toute l'assemblée il a les brouhahas. Je l'ai toujours hai , car il a du mérite. On vient; c'est Isabelle et lui : cadioasHioiis vite.

SCËNE IIL

LE DESTIN; ISABELLE, un flambeau à la

LE DESTIN

Sortez de votre chambre , et venez en ces lieux , De peur d'une surprise ici nous sefous mieiix; Au moindre bruit rendant la lumière iantOey Voilà votre retraite , et voici mon asile. Apprenez le sujet qui m'amène, en deux mois. Ce soir, après minuit , lorsque par ses pavots Le sommeil en ces lieux répan^a le silence , Je reviendrai vous prendre, et Causant diligence, Nous gagnerons la porte, où mon valet m'attend, Et.... Qu'avez-vous encor ? ce dessein vous suipitnd?

ISABELLE

Je ne le cèle point, sur ce fatal voyage Madame Bouvillon me donne de l'ombrage; Elle vous aime.

LE DESTIN

Eh bien ! craignez-vous son amour?

ISABELLE

Une femme à son âge , et la nuit et le jour Curieuse , et sans cesse attachée à sa suite ,' D'un amant qu'elle adore observe la conduite. Pour trouver un temps propre à nous Davoriser, N'avez-vous point quelqu'un qui puisse l'amuser ?

Qui?

ISABELLE

La Rancune est honune à vous rendre service.

LE DESTIN

Vous le connoissez mal , il a plus de malice Qu'un vieux singe ; envieux , contredisant , menteur, Et qui s'éborgneroit du meilleur de son cœar Pour faire perdre un œil à son voisin; faux frère , Médisant....

LA RANCi'NE, de l'endroit où il est caehé. Hem ! hem !

Page 1