SCÈNE IL LE DESTIN, L'ÉTOILE, LA RANCUNE
LA RA^Cr.NE.
N'avez- VOUS point vu le petit Ragotin ? En vain à le chercher mon ame est empressée. En même lit couchés tous deux la nuit passée. Etant incommodé, sans doute il s'est levé; Du moms à mon réveil je ne l'ai plus trouvé : Seulement ses habits ont frappé ma visière. Je le cherche, je cours depuis une heure entière; Et pour moi, dont l'ame est ronde comme un cerœao , Le petit homme étant avocat et Manoeao , Je conclus, et la chose est assez vraisemblable, Puis<iu'il n'est point céans, qu'il faut qu'il soit au Ne l'avez-vous point ^ii ? [diable.
l'étoile.
Moi, non.
LA RANCUNE
Pourm'égayer, Je viens de lui dresser un plat de mon métier : J'ai tout présentement, pour lui donner la fièvre» " Rétréci ses habits. Le tour est assez mièvre.
LE DESTIN
Il est digne de vous : adieu. Pour nos amours,
Ma sfpur, allez trouver Isabelle.
l'étoile.
J'y cours.
(FéUe laisse tomber sa lettre en s'en allant.)
RAGOTIN, ACTE 111, SCÈNE Vil.