‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 401 sur 670 · BOS · texte numérisé non relu

BOS

1^ reine Cléopâtre a passé l'onde noire.

AMTOLNE. !

Elle est morte? i

Ciel!

EBOS.

A -peu-près.

ANTOINE

Est-il vrai , ce malheur ?

EBOS.

Elle-même a dit qu'elle Tétoit, seigneur. Je la vis l'autre jour aiguiser une dague : Elle a pu dans son sein , en faisant zague, zague...

ANTOL^E.

Mourons donc, cher Eros. Près d'Antoine assidu. Il te souvient du jour où l'on t'auroit pendu Pour avoir déserté. Je te donnai la vie , Pour me faire mourir quand j'en aurois l'envie. Frappe donc. Tu pâlis ! quelle peur te retient ? Ne te souvient-il plus...

ÉBOS.

Oui-dà, il m'en souvient.

Non qu'à votre beau corps je veuille faire brèdie; Mais, tenez, feltes-vous un licol de ma mèdie. Dans un endroit bien haut je vous attacherai. Puis après par les pieds je vous brandoaillerai , Et vous deviendrez mort.

AXTOIIIB.

Non; il faut ton épée.

Frappe, Eros , ne rends pas mon attente trompée.

ÉB08.

Vous doiuier le trépas , c'est vous faire mourir > ; Je vous dois seulement l'exemple de courir : Imitez-moi.

ANTOINE

Demeure , acliève ton ouvrage.

éBOS.

Eh bien ! détournez donc cet auguste visage : Me voilà prêt , seigneur, selon votre désir, A vous assassmer pour vous faire plaisir : N'ayez point peur, je vais vous percer la bedaine.

ANTOLNE.

Arrête , il ne faut pas ensanglanter la 8(*^ne ; La règle le défend. Il m'en souvient, hélas!

ÉBOS.

Qu'importe si la règle...

> Yen excellent dans le genre bnrietque. Toute cette toène est une parodie très plaisante de la oozième icéne du quatrième acte de U tragédie de CléupAtre. dans laquelle Éroa dH ft Antoine :

Vnn* fleaacr U trêp«t , rc «croit «om ti»Lir J« vo«» iloii M«kair«l l'cMoiplc de aoshr. iMil.-B-aoi , MrigBMir.

Kt vnloiDe.dMMuréponae.dil

Citl ! ■■ cmUv« mimrt poar ■ Mminm d»oc , Mn M* pM lillow

r* m aoiint 6» fMtfif

Page 1