JOSSELIN, LUCINDE, PERRETTE, LEUE
LÉLIE y tout transporté de joie.
Ah ! mon cher M. Josselîn , vous allez être ravi.
LUGINDB.
Ahydel!
JOSSELIN
Que vois-je? tout est perdu. Ah! vraiment, voici Uen pis que la promenade.
LÉLIB.
Je n'en avois jamais vu; et je le savois bien y moi, qu'il y avoit dans le monde quelque chose qu'on ne me disoit pas.
JOSSELIN
Paix!
PERRETTE
Qu'il a la mine râiarbative!
JOSSELIN
Eh ! d'où diantre ces deux carognes-là sont-elles venues ?
LÉUE.
M. Josselin....
Taisez-vous.
PERRETTE
Gomme il nous regarde !
LUCINDE
Le vilain homme que voilà !
JOSSELIN
Qui vous a conduites ici , impudentes que vous êtes ? Qu'y venez-vous faire ?
PERRETTE
C'est pis qu'un loup-garou.
LÉLIE
M. Josselin , ne les effarouchez pas.
JOSSELIN
Comment, petit fripon ! vous osez {à part, )
Qu'elles sont jolies!
LUCINDE
Si c'est un crime pour nous de nous trouver ici , il n'est pas difficile de le réparer, et notre dessein n'est pas d'y faire un long séjour.
JOSSELIN, à part, montrant Lxicinde.
Le beau visage qu'a celle-ci !
PERRETTE
Je n'y serions pas venues, si j'eussions cm qu'on nous eût si mal reçues.
JOSSELIN, à part, montrant Perrette, Le drôle de petit air qu'a celle-là !
LÉLIE
N'est-il pas vrai , M. Josselin , qu*il n'y a rien au monde de plus beau ?
JOSSELIN
Non , cela n'est pas vrai. Vous ne savez ce que
vous dites, (dpart. ) Les deux jolis petits boodis» que voilà.
PERRETTE
Il est enragé. Comme il roule les yeux !
LÉLIE
M. Josselin, menons-les à mon père.
JOSSELIN
Comment! petit effronté, à votre père! Toometmoi les talons , et ne regardez pas derrière tous.
( Il veut faire sortir Lèlie, qui hU résiste.)
LÉLIE
Je veux demeurer ici , moi.
JOSSELIN
Tournez-moi les talons, vous dis-je.... Et von, détalez au plus vite.
LÉLIE
Je ne veux pas qu'ils s'en aillent.
Et je le veux, moi. Allez vite.... (bas à LuMie et à Perrette. ) Allez vous cacher dans ma chandve, au bout de cette allée. Voilà la clef.
PERRETTE
Conune il se radoucit ! ferons-je bian d'y aller?
JOSSELIN , à Lèlie.
Si vous ne vous dépêchez... ( aux deux femmes,) Entrez dans le petit cabinet, à main gauche... AUei vite, allez.
LÉLIE
Demeurez ici, je vous en conjure!
JOSSELIN
Je viHis l'ordonne , partez promptement.
LÉLIE, fort échauffé, à Josselin.
Pour la dernière fois, M. Josselin... {aux deux femmes,) Attendez-moi, je vous prie : je cours trouver mon père ; j'obtiendrai de lui que vous demeuriez ici , et M. Josselin se repentira de vous avnr grondés. Attendez-moi, au moins; je reviendrai dans un moment.