‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 445 sur 670 · JOSSELIN, LUCINDE, PERRETTE, LEUE · texte numérisé non relu

JOSSELIN, LUCINDE, PERRETTE, LEUE

LÉLIE y tout transporté de joie.

Ah ! mon cher M. Josselîn , vous allez être ravi.

LUGINDB.

Ahydel!

JOSSELIN

Que vois-je? tout est perdu. Ah! vraiment, voici Uen pis que la promenade.

LÉLIB.

Je n'en avois jamais vu; et je le savois bien y moi, qu'il y avoit dans le monde quelque chose qu'on ne me disoit pas.

JOSSELIN

Paix!

PERRETTE

Qu'il a la mine râiarbative!

JOSSELIN

Eh ! d'où diantre ces deux carognes-là sont-elles venues ?

LÉUE.

M. Josselin....

Taisez-vous.

PERRETTE

Gomme il nous regarde !

LUCINDE

Le vilain homme que voilà !

JOSSELIN

Qui vous a conduites ici , impudentes que vous êtes ? Qu'y venez-vous faire ?

PERRETTE

C'est pis qu'un loup-garou.

LÉLIE

M. Josselin , ne les effarouchez pas.

JOSSELIN

Comment, petit fripon ! vous osez {à part, )

Qu'elles sont jolies!

LUCINDE

Si c'est un crime pour nous de nous trouver ici , il n'est pas difficile de le réparer, et notre dessein n'est pas d'y faire un long séjour.

JOSSELIN, à part, montrant Lxicinde.

Le beau visage qu'a celle-ci !

PERRETTE

Je n'y serions pas venues, si j'eussions cm qu'on nous eût si mal reçues.

JOSSELIN, à part, montrant Perrette, Le drôle de petit air qu'a celle-là !

LÉLIE

N'est-il pas vrai , M. Josselin , qu*il n'y a rien au monde de plus beau ?

JOSSELIN

Non , cela n'est pas vrai. Vous ne savez ce que

vous dites, (dpart. ) Les deux jolis petits boodis» que voilà.

PERRETTE

Il est enragé. Comme il roule les yeux !

LÉLIE

M. Josselin, menons-les à mon père.

JOSSELIN

Comment! petit effronté, à votre père! Toometmoi les talons , et ne regardez pas derrière tous.

( Il veut faire sortir Lèlie, qui hU résiste.)

LÉLIE

Je veux demeurer ici , moi.

JOSSELIN

Tournez-moi les talons, vous dis-je.... Et von, détalez au plus vite.

LÉLIE

Je ne veux pas qu'ils s'en aillent.

Et je le veux, moi. Allez vite.... (bas à LuMie et à Perrette. ) Allez vous cacher dans ma chandve, au bout de cette allée. Voilà la clef.

PERRETTE

Conune il se radoucit ! ferons-je bian d'y aller?

JOSSELIN , à Lèlie.

Si vous ne vous dépêchez... ( aux deux femmes,) Entrez dans le petit cabinet, à main gauche... AUei vite, allez.

LÉLIE

Demeurez ici, je vous en conjure!

JOSSELIN

Je viHis l'ordonne , partez promptement.

LÉLIE, fort échauffé, à Josselin.

Pour la dernière fois, M. Josselin... {aux deux femmes,) Attendez-moi, je vous prie : je cours trouver mon père ; j'obtiendrai de lui que vous demeuriez ici , et M. Josselin se repentira de vous avnr grondés. Attendez-moi, au moins; je reviendrai dans un moment.

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