‹ Œuvres complètes, avec des notesChapitre 465 sur 670 · TOINON, JULIE; SAINT-AMANT, DORAME · texte numérisé non relu

TOINON, JULIE; SAINT-AMANT, DORAME

à la fenêtre,

TOINON

Quel veuvage ! pour moi , madame , je l'admire ! Quoi! pleurer un époux en s'étouffent de rire! La mode en est jolie, et pourra faire bruit.

JULIE

De cette mort, Toinon, cueillons, goûtons le fruit : Jouissons du bonheur que le ciel nous envoie ; Je n'ai plus de mari ! quel plaisir! quelle joie! Célébrons à jamais le jour de son trépas : Quoi qu'on dise, Toinon, la guerre a ses appas. Ses heures d'agréments , comme ses douloureuses : Que d'héritiers contents , que de veuves heureuses !

SAINT-AMANT, à Dwame.

C'est trop tôt triompher.

TOINON

Mais on se contrefait, Seulement pour la forme.

JULIE

Eh ! ne l'ai-je pas fait?

Pour dérober ma joie à la commune envie, Je m'enferme au désert : voyez la modestie !

TOINON

Mais il faut à Paris retourner une fois.

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